Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a expliqué que la hausse enregistrée récemment des prix de certains légumes est principalement due à un ensemble de facteurs dont ce qu’il a qualifié de « période de transition entre les saisons », caractérisée par une rareté de la production, en plus d’une baisse des quantités produites par rapport à l’année précédente.

Le ministre s’exprimait lors de la séance plénière tenue mardi, à l’Assemblée des représentants du peuple à Bardo, consacrée à l’examen d’un projet de loi organique portant approbation de l’accord signé le 14 juillet 2022 entre le gouvernement tunisien et la Commission de l’Union africaine relatif au siège du Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs.

Toujours concernant la hausse des prix, le ministre a souligné l’impact des changements climatiques sur plusieurs filières de production, qu’il s’agisse des fruits et légumes ou de la production animale, “ce qui s’est répercuté sur le volume de l’offre sur les marchés”.

Il a, toutefois, assuré que cette situation est conjoncturelle et liée essentiellement à des facteurs saisonniers et climatiques, ajoutant que la période d’après l’Aïd a été marquée par des perturbations temporaires de l’approvisionnement, dues au retard de reprise de l’activité normale par certains producteurs.

Selon le ministre, la dynamique commence à se redresser progressivement ces derniers jours, avec une amélioration de l’approvisionnement des marchés de gros et l’arrivée de quantités plus importantes de certains produits de base, notamment les pommes de terre, les oignons et les tomates.

S’agissant des mesures prises pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, il a précisé qu’un mécanisme de plafonnement des prix a été adopté dans un premier temps, reconnaissant que cette mesure n’a pas produit les résultats escomptés, notamment après l’Aïd.

Il a ajouté que des mesures d’ajustement ont été prises dans le secteur avicole, consistant notamment à réduire les marges bénéficiaires et à orienter la vente vers le poulet prêt à cuire, ce qui commence à se refléter progressivement sur les prix, qui enregistrent une tendance à la baisse.

Le ministre a également indiqué que son département œuvre à renforcer l’offre à l’avenir à travers l’importation de reproducteurs de volailles et d’œufs à couver, afin de rétablir l’équilibre du marché d’ici deux mois, soit durant les mois de mai et juin.

S’agissant des boulangeries, Samir Abid a expliqué que l’octroi des autorisations relève du niveau régional, à travers des commissions spécialisées regroupant plusieurs parties sous la supervision des gouverneurs, notant la persistance de certaines difficultés dans ce secteur.

Il a enfin affirmé que les services du ministère interviennent en cas d’infractions, estimant que le traitement de ce dossier demeure une responsabilité partagée entre les structures régionales et les autorités centrales.