La Commission de la planification stratégique, du développement durable, du transport, de l’infrastructure et d’aménagement urbain, de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a auditionné, mercredi 11 mars, au Bardo, les représentants du projet de loi n° 49/2024 relatif à la création d’un “Office National du Patrimoine”.
Selon un communiqué de l’ARP, cette initiative vise à centraliser la gestion du patrimoine culturel tunisien au sein d’une seule institution publique, en réponse aux défis organisationnels et de gouvernance actuels du secteur. Le projet de loi propose la création d’un établissement public doté de la personnalité juridique et de l’indépendance financière, placé sous la tutelle du ministère des Affaires Culturelles. Cet Office serait responsable de l’ensemble des tâches liées à la gestion et à la valorisation du patrimoine, incluant la recherche scientifique, la protection, la conservation, ainsi que la gestion des sites archéologiques et des musées.
L’objectif de cette réforme est de rationaliser les structures existantes, notamment le chevauchement des responsabilités entre les différentes entités publiques impliquées dans la gestion du patrimoine culturel. En unifiant les missions, le projet vise à améliorer l’efficacité de la gestion, optimiser les ressources humaines et financières, et accroître les partenariats scientifiques et culturels au niveau national et international.
Selon les initiateurs du projet, la création de cet office permettra de renforcer la protection et la valorisation du patrimoine tunisien, tout en contribuant à l’attractivité culturelle et touristique du pays. Le projet est également présenté comme une opportunité pour dynamiser le secteur et en faire un levier pour le développement économique durable.
Les membres de la commission ont exprimé leur soutien à l’initiative, soulignant la nécessité de moderniser la gestion du patrimoine pour en assurer une préservation optimale et une valorisation accrue. La commission a décidé de poursuivre l’examen du projet de loi et de programmer de nouvelles séances d’audition dans les semaines à venir.


