Chaque jour, un portefeuille virtuel géré dans des conditions proches de celles du marché. Chaque décision expliquée. Chaque arbitrage assumé. À travers le Journal de Bord MyINVESTIA, WMC documente, séance après séance, la gestion d’un portefeuille boursier assistée par l’intelligence artificielle. Une expérience pédagogique et transparente, au croisement de la discipline financière et de la data, pour comprendre le marché tunisien autrement : avec méthode, constance et responsabilité.

Graphique de performance boursière et logos des entreprises City Cars, Poulina et BIAT illustrant un arbitrage de portefeuille financier.Sur les marchés financiers, la décision la plus difficile n’est pas toujours d’acheter. Elle consiste souvent à vendre un bon titre pour en acheter un meilleur.

C’est exactement la situation rencontrée cette semaine dans la gestion du portefeuille virtuel, lancé, le 2 mars 2026, avec un capital virtuel de 50 000 dinars pour suivre la Bourse de Tunis comme le ferait un gérant de portefeuille professionnel.

Au départ, la logique était simple : construire un portefeuille diversifié reflétant les grandes forces du marché tunisien. Banques, industrie, consommation… les piliers de la cote étaient représentés.

Mais en Bourse — comme à Wall Street — diversification et performance ne font pas toujours bon ménage dans un concours d’investissement.

La première leçon : trop de diversification dilue la performance

Avec dix lignes en portefeuille, la structure était solide, mais trop dispersée. Or, dans les compétitions boursières, les portefeuilles les mieux classés partagent souvent une caractéristique commune : une concentration sur quelques valeurs capables de tirer fortement la performance.

Le portefeuille a donc entamé une phase d’arbitrage plus stratégique.

Plusieurs titres ont été identifiés comme solides mais trop défensifs pour une stratégie de surperformance rapide : SFBT, Tunisie Leasing & Factoring, Délice Holding, City Cars et OneTech.

Ces sociétés restent de bonnes entreprises. Mais dans une phase de marché dynamique, leur progression est souvent plus lente que celle des valeurs bancaires ou industrielles les plus liquides.

La décision a donc été claire : réduire le portefeuille à un noyau de valeurs leaders.

Situation Portefeuille
Situation à la clôture du 11-03-2026

Le noyau dur du portefeuille

Après arbitrage, cinq valeurs constituent désormais la colonne vertébrale du portefeuille :

  • SOTUVER, l’une des valeurs industrielles les plus dynamiques de la cote
  • Poulina Group Holding, poids lourd de l’économie tunisienne
  • Attijari Bank, moteur du secteur bancaire
  • Amen Bank, valeur bancaire active
  • BIAT, référence institutionnelle du marché

Ce socle permet de rester exposé aux secteurs qui tirent actuellement la Bourse de Tunis.

Ajouter du “momentum”

La seconde étape consiste à introduire des valeurs capables d’apporter plus de volatilité positive — un ingrédient indispensable pour améliorer rapidement la performance.

Deux titres remplissent particulièrement bien ce rôle :

  • TPR, valeur industrielle très réactive aux cycles de marché
  • Euro-Cycles, exportatrice dont les mouvements peuvent être rapides

Le portefeuille se retrouve ainsi structuré autour de sept lignes, une configuration souvent privilégiée par les gérants dans les stratégies de performance active.

Structure du portefeuille après arbitrage

Valeur Pondération cible
SOTUVER 20 %
Poulina 18 %
Attijari 17 %
Amen Bank 15 %
BIAT 12 %
TPR 10 %
Euro-Cycles 8 %

Liquidités : 2 à 5 % maximum

Une stratégie simple mais efficace

Cette approche repose sur trois principes largement utilisés dans les salles de marché :

  1. Conserver les leaders du marché

  2. Éliminer les valeurs trop lentes

  3. Introduire des titres à fort momentum

Ce n’est pas une stratégie spéculative. C’est simplement une gestion active du capital.

Et en Bourse, la performance ne vient pas toujours du nombre de décisions prises, mais de la qualité des arbitrages réalisés au bon moment.

C’est peut-être là la principale leçon de cette étape du Journal de Bord :
investir ne consiste pas seulement à choisir les bonnes actions.

Il s’agit surtout de savoir quand accepter de changer d’avis. 

Avertissement : Ces analyses et simulations sont publiées à des fins purement informatives et pédagogiques. Elles ne constituent en aucun cas un conseil en investissement ou une recommandation financière. Les données sources restent la propriété exclusive de leurs émetteurs respectifs.