« Tunisair a lancé un appel d’offres international pour la location de 2 avions A320 sur une durée de 6 ans, dans le cadre d’un contrat de « dry lease », en vue de renforcer sa flotte », a indiqué début mars courant, le ministère de Transport, en réponse à une question écrite (datant du 28 janvier 2024) présentée par le député Abdelhalim Boussema, sur les mesures prises en vue d’impulser le transport aérien en Tunisie.
A noter qu’un «dry lease » est un contrat de location d’avion sans équipage, maintenance, ni assurance, où le locataire assume l’entière responsabilité opérationnelle, la gestion de l’équipage et l’entretien sous son propre certificat de transporteur aérien.
D’après la même source, le transporteur national envisage, aussi, la location de 4 avions de moyenne capacité et deux autres avions dotés d’une grande capacité, durant la période 2027 – 2030, et ce, dans le cadre de son plan de restructuration.
Par ailleurs, le département du Transport a élaboré un programme visant à dynamiser davantage les aéroports intérieurs, à travers le lancement de plusieurs projets d’infrastructure.
Pour ce faire, il prévoit de mobiliser, au cours de la période 2027 – 2030, une enveloppe de l’ordre de 18,5 millions de dinars (MD), pour financer les actions au sein de l’aéroport Tozeur-Nafta, et à hauteur de 14,2 MD pour le financement des projets dans l’aéroport Djerba – Zarzis.
En parallèle, l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA) envisage de renouveler le décret stipulant l’exonération des vols internes des redevances aéroportuaires et de navigation pour les vols intérieurs ; une initiative qui s’inscrit dans le cadre des efforts déployés dans le dessein de moderniser les infrastructures et de dynamiser le transport aérien national.
En outre, l’OACA a entamé la préparation du dossier de projet d’extension de l’aéroport Tunis- Carthage, afin de porter sa capacité d’accueil à 18,5 millions de passagers par an, à l’horizon 2031 (contre 5 millions voyageurs par an, actuellement), avec la possibilité d’augmenter cette capacité ultérieurement en fonction de la croissance du trafic passagers. Ce projet devrait mobiliser un investissement de l’ordre de 3 milliards de dinars.
Le département du Transport a fait savoir, également, que le contrat d’exploitation de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet devra expirer en 2047, évoquant la possibilité de le récupérer et de le relier à l’aéroport international de Tunis-Carthage par une ligne ferroviaire rapide.


