L’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP) à Nabeul a exprimé son refus catégorique de la décision de maintenir le plafonnement des prix des produits agricoles, en particulier ceux des oranges.

L’URAP estime que cette mesure « ne tient aucunement compte de l’intérêt des agriculteurs » et ne leur permet pas de dégager une marge bénéficiaire minimale, les prix fixés restant « inférieurs à un coût de production déjà exorbitant ».

Dans une déclaration mercredi à la TAP, Imed Bey, président de l’Union régionale, a précisé que la mesure annoncée récemment par le ministère du commerce, fixant le prix maximal du kilo d’orange (Thomson Navel) à 2 500 millimes, de la Meski à 2 000 millimes et de la Maltaise à 1 500 millimes, « ne fera qu’accentuer la détresse des producteurs et alourdir davantage leurs charges», d’autant qu’elle ne tient pas compte des pertes importantes enregistrées après la chute de grandes quantités de récolte lors des récentes inondations.

« Cette mesure, non accompagnée d’un encadrement des coûts de production, risque de pousser certains exploitants à quitter le secteur», a-t-il affirmé, déplorant par ailleurs ce qu’il a qualifié de «silence du ministère de l’agriculture, de l’UTAP et du Syndicat national des agriculteurs» qui, selon lui, auraient dû réagir face à « l’escalade du coût de production », publier des clarifications ou entamer des consultations avec les parties prenantes du secteur afin d’aboutir à une décision équilibrée”.

Il a enfin rappelé que les produits agricoles « obéissent à la loi de l’offre et de la demande » et ne peuvent, de ce fait, être soumis durablement à un système de plafonnement.

À noter que le ministère du commerce a annoncé, la semaine dernière, la poursuite du plafonnement des prix de plusieurs produits agricoles, légumes, fruits et volailles, dans le cadre des préparatifs du mois de Ramadan.