La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé ce mardi, à la salle Chedly Klibi au siège du ministère, la conférence des délégués régionaux pour évaluer la situation culturelle dans les régions et définir les grandes orientations pour l’avenir.
Cet événement s’inscrit dans une démarche participative visant à renforcer la décentralisation culturelle et à assurer la coordination entre l’administration centrale et les délégations régionales. Cela permettra de garantir une mise en œuvre adaptée des programmes nationaux aux spécificités locales, a expliqué le ministère dans un communiqué.
Dans son mot d’ouverture, la ministre a souligné le rôle clé des délégués régionaux dans la mise en œuvre des politiques culturelles, mettant en lumière leur importance en tant qu’intermédiaires essentiels entre le centre et les régions”.
Elle a appelé à “une gestion collaborative pour garantir le droit des citoyens à accéder à la culture et soutenir la créativité sous toutes ses formes, précise le communiqué.
Concernant l’infrastructure culturelle, Amina Srarfi a rappelé la priorité accordée aux projets de modernisation des équipements culturels, en encourageant l’innovation et l’ouverture des maisons de la culture à leur environnement social.
Elle a annoncé que “plus de 20 bâtiments seraient attribués au ministère cette année, marquant ainsi un tournant dans la coordination administrative et financière”.
Concernant les artistes étrangers, la ministre a souligné la nécessité d’une programmation artistique rigoureuse, avec des spectacles de qualité respectant la propriété intellectuelle et répondant aux attentes culturelles des régions.
Toute demande de programmation doit impérativement « passer par les canaux officiels, notamment la direction de la coopération internationale ».
Srarfi a également mis l’accent sur l’importance de choisir des spectacles qui élèvent le goût public, offrant des contenus de valeur à la fois accessibles aux jeunes talents et intégrés dans une programmation culturelle.
S’agissant des centres d’arts dramatiques et scéniques, la ministre a souligné que “l’absence d’un cadre juridique clair pour ces centres a entraîné des dettes impayées, ajoutant que ces dettes seraient rééchelonnées et réglées de manière progressive et responsable”.
Les délégués régionaux seront chargés de suivre leur régularisation et de veiller à une gestion rigoureuse des ressources financières et administratives de ces centres, a précisé la ministre.
Enfin, la ministre a insisté sur l’importance de garantir la pérennité de ces centres, en poursuivant les activités culturelles et les ateliers de formation, “afin de soutenir activement la création théâtrale et scénique dans les régions”.


