La Tunisie engagera en 2026 la phase de numérisation complète de son administration, à travers la poursuite et l’accélération de 192 projets numériques, l’extension des services en ligne et le renforcement du paiement électronique et de l’interopérabilité entre structures publiques, c’est ce qui ressort d’un conseil ministériel, tenu vendredi après-midi, au Palais du gouvernement à La Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri et consacré à l’examen de l’état d’avancement des projets de transition numérique.
La cheffe du gouvernement a affirmé, à cette occasion, que la transformation numérique à travers l’achèvement de l’ensemble des projets dans les délais fixés constitue “une nécessité absolue”, qualifiant la digitalisation de “levier pour l’économie nationale” et de “pilier du programme économique et social de l’État”.
Citée dans un communiqué de la présidence du gouvernement, elle a fait valoir que l’année 2026 « sera le véritable point de départ de la digitalisation complète de l’administration », dans le cadre d’une vision nationale unifiée intégrée au plan de développement 2026-2030, fixant objectifs, priorités et calendrier d’exécution.
La cheffe du gouvernement a souligné que la transformation numérique vise notamment à lutter contre la corruption, les monopoles, la contrebande et l’évasion fiscale, à améliorer la transparence des transactions administratives, à simplifier les procédures, à réduire les délais de traitement et à favoriser un meilleur climat d’investissement.
Le ministre des Technologies de la communication, Sofien Hemissi, a présenté, à cette occasion les principaux projets achevés à fin 2025, dont le portail unifié des services administratifs, les maisons des services administratifs, le paiement à distance de la vignette automobile, le timbre fiscal électronique, la première phase du projet “Hôpital numérique”, la plateforme d’urgence Najda.tn et le système national de suivi des projets.
Il s’agit également de la finalisation de la première phase de la plateforme nationale d’interopérabilité, le registre national des sociétés communautaires (phase 1), la demande à distance de carte d’identité pour les élèves, la plateforme des permis de bâtir “Taâmir”, la carte des mouvements frontaliers, les services d’interconnexion pour le secteur social, le système Easy Export et la plateforme citoyenne baptisée “Nationalité”.
Au total, 192 projets sont actuellement suivis, qu’ils soient en cours de réalisation ou programmés pour 2026.
La réunion du Conseil a permis, à cet effet, d’examiner les difficultés entravant certains chantiers et les solutions envisagées pour en accélérer l’exécution.
Au terme du conseil, la cheffe du gouvernement a appelé à prioriser les projets ayant un impact direct sur les citoyens et les investisseurs, à généraliser les mécanismes de paiement électronique, à parachever l’interopérabilité entre les services publics et à adopter des indicateurs de performance unifiés pour assurer un suivi continu.
Elle a également recommandé l’élaboration d’un plan national de communication pour mieux faire connaître les services numériques disponibles et encourager leur utilisation.
Il est nécessaire, a-t-elle laissé entendre, de placer le citoyen au cœur du processus de transformation numérique et de garantir les exigences de cybersécurité, dans la perspective d’une administration moderne fondée sur les données ouvertes et l’intelligence artificielle.

