
“Frictions”, selon les organisateurs, réunit un nouvel ensemble de sculptures et de collages de l’artiste qui explore l’histoire, l’hybridité culturelle et les tensions inhérentes aux formes héritées et qui sont visibles jusqu’au 18 avril 2026.
Prolongeant les questionnements amorcés dans son exposition de 2024, “Et Si Carthage ?”, ces œuvres interrogent les hiérarchies existantes qui confèrent sens et valeur aux objets.
À travers des matériaux et des images retravaillés, chargés d’un poids historique et symbolique, Chamekh explore la manière dont les récits dominants et l’héritage colonial façonnent et déforment notre compréhension de la culture, de la mémoire et de l’identité. La pratique de cet artiste né en 1985, reflète l’époque dans laquelle nous vivons ajoutent les organisateurs.
Travaillant à la fois le dessin, la sculpture et les installations, son œuvre se situe à la croisée du biographique et du politique, du vécu et de l’historique, de l’événementiel et de l’archivistique. Ses œuvres dissèquent la constitution de notre identité contemporaine.
Chamekh a développé un langage qui remet en question l’histoire et la politique au sens large. Il mène des recherches fragmentaires afin de transmettre une atmosphère ambiguë, oscillant entre l’expérience et la violence de la représentation individuelle.
Il représente un espace imperceptible entre une violence silencieuse reflétant une expérience intime du traumatisme, disséquant la constitution de notre identité contemporaine.

