WMC LEMAG 247

En 2025, la Tunisie affiche des signaux de reprise économique marqués par une amélioration de la notation souveraine et une croissance revue à la hausse. Toutefois, cette dynamique reste fragile, reposant davantage sur des facteurs conjoncturels que sur des réformes structurelles. Les faiblesses en matière de gouvernance, d’agriculture et de commerce extérieur limitent la durabilité du rebond.
📄 p.4–5, p.8–9, p.10–20

Après deux années de tensions financières et une croissance nulle en 2023, la Tunisie amorce en 2025 un retour progressif sur les radars économiques internationaux. L’amélioration de la notation souveraine par Fitch Ratings, passée de CCC+ à B-, et la révision par la Banque mondiale de la croissance à 2,6 %, constituent des signaux psychologiques forts 📄 p.4, p.8–9.

Cette embellie reste toutefois fragile. Elle repose sur des facteurs exogènes — année agricole favorable, détente des prix mondiaux, compression des importations — plus que sur des réformes structurelles profondes 📄 p.4–5. Les secteurs moteurs identifiés (agriculture, tourisme, construction, transferts des Tunisiens résidents à l’étranger) confirment un potentiel, mais aussi une dépendance persistante à des leviers conjoncturels 📄 p.8.

Les dossiers de fond du numéro soulignent les failles du modèle tunisien. L’agriculture souffre d’un cadre juridique obsolète et d’une absence de données fiables, limitant toute stratégie de souveraineté alimentaire 📄 p.10–13. La gouvernance économique, vingt ans après la loi de 2005, est jugée largement inadaptée aux exigences actuelles de transparence et de performance 📄 p.15–18.

Enfin, le creusement du déficit commercial à –16,7 milliards de dinars et les choix budgétaires du PLF 2026 rappellent l’urgence d’un cap clair 📄 p.19–27. La Tunisie avance, mais sans boussole durable.

La reprise économique tunisienne est-elle durable ?

Non. Selon WMC LeMag, la reprise repose principalement sur des facteurs conjoncturels (agriculture, prix mondiaux, compression des importations) et reste fragile sans réformes structurelles en gouvernance et compétitivité.
📄 p.4–5, p.9

Quels secteurs soutiennent la croissance en 2025 ?

L’agriculture, le tourisme, la construction et les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger sont identifiés comme moteurs principaux.
📄 p.8

Pourquoi l’agriculture reste-t-elle un frein stratégique ?

Le secteur souffre d’un cadre juridique obsolète, d’une absence de cartographie et de données fiables, et d’une gouvernance déconnectée du terrain.
📄 p.10–13

Que révèle le déficit commercial ?

Il met en évidence une dépendance énergétique et une fragilité structurelle du tissu productif, en contradiction avec les ambitions d’autonomie économique.
📄 p.19–20

Le PLF 2026 apporte-t-il des solutions durables ?

Le PLF 2026 prévoit des mesures sociales et fiscales ambitieuses, mais sans vision intégrée à long terme, ce qui accroît les risques budgétaires.
📄 p.24–27

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