La Tunisie a appelé, ce jeudi à Genève, le Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à adopter des mesures urgentes pour renforcer l’intervention sanitaire dans les territoires palestiniens occupés, face à l’effondrement total du système de santé local qui expose plus de deux millions de personnes à un risque mortel.

Dans une déclaration prononcée au titre du point 21, consacré à la situation sanitaire en Palestine, lors de la 158e session du Conseil exécutif de l’OMS, la mission tunisienne a insisté sur la nécessité de tenir les forces d’occupation pour responsables, conformément au droit international humanitaire, et de documenter les atteintes portées aux infrastructures médicales.

La Tunisie a salué les efforts soutenus de l’OMS pour acheminer une aide médicale urgente et recenser les agressions contre le personnel soignant, les établissements de santé et les patients, malgré les obstacles dressés par les autorités occupantes à l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza.

Elle a par ailleurs réaffirmé son engagement en faveur de l’assistance humanitaire au peuple palestinien, rappelant avoir acheminé des aides médicales d’urgence et accueilli, dans ses hôpitaux, des blessés et patients évacués de Gaza.

La mission tunisienne à Genève a également plaidé pour un accès rapide et sans entrave à l’aide humanitaire, liant cet accès à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu strict et à la levée du blocus.

« Un accès humanitaire durable ne pourra être garanti qu’à travers le respect strict d’un cessez-le-feu, l’entrée immédiate et inconditionnelle de l’aide, l’évacuation des cas médicaux urgents et la levée du blocus imposé aux territoires palestiniens », a-t-elle affirmé.

En conclusion, la Tunisie a réaffirmé son soutien au « droit historique et légitime » du peuple palestinien à un État indépendant sur l’ensemble de son territoire national, avec Al-Qods pour capitale.