Un atelier s’est tenu, lundi, à l’île de Djerba, dans le gouvernorat de Médenine, autour du projet de collecte et de recyclage des casiers ou nasses utilisés pour la pêche au crabe bleu dans la lagune de Boughrara.

Ce projet vise à réduire, jusqu’à 20%, les effets négatifs de ces mécanismes de piégeage et à rechercher des solutions afin de faire de ce projet pilote un modèle applicable dans les différentes zones côtières confrontées à des situations similaires, a indiqué la maître de conférences à la Faculté des sciences de Sfax, spécialisée en écologie marine et membre du comité de gestion dudit projet, Lobna Boudia.

Dans une déclaration, à l’Agence TAP, Boudia a précisé que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la concertation et de l’échange d’idées et de propositions avec les pêcheurs, les groupements professionnels et les différents intervenants, en vue d’identifier des solutions pour limiter les risques de perte en mer de ces cages souvent fabriquées en métal ou en plastique.

Elle a indiqué que ce projet, qui s’achèvera au mois de février prochain et qui est financé par le Programme de microfinancements relevant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a permis de renforcer la sensibilisation des pêcheurs et d’en faire de véritables partenaires dans le diagnostic, la conception et la proposition de solutions. Elle a rappelé, à cet égard, les activités menées dans le cadre du projet, notamment des sessions de formation et des journées bénévoles consacrées à la collecte des casiers ainsi que le développement d’une application mobile permettant de les localiser en mer.

Au cours de l’atelier, plusieurs causes de la perte des casiers à crabe en mer ont été identifiées, parmi lesquelles des causes naturelles, techniques, humaines, matérielles et organisationnelles ainsi que celles liées au niveau de sensibilisation. Les participants ont souligné l’importance de la prise de conscience des dangers que représentent ces casiers pour l’environnement marin, les ressources halieutiques et la biodiversité, outre leurs impacts économiques.

Ils ont également proposé plusieurs solutions, dont l’attribution des casiers aux groupements de pêche maritime chargés de les distribuer à leurs pêcheurs afin d’en assurer la préservation et de réduire leur perte.