Des fresques murales monumentales inspirées de la culture du Djérid ont été réalisées à Tozeur par l’artiste plasticien Iskander Tej, dans le cadre du Festival international des arts plastiques du Djérid, a constaté le correspondant de l’agence TAP dans la région.

Mené sur une durée de 25 jours de travail continu, le projet a bénéficié du soutien de la Délégation régionale des Affaires culturelles, du gouvernorat de Tozeur et de la municipalité de la ville. Les fresques ont été officiellement ouvertes au public mercredi 14 janvier.

Installées sur la façade d’un établissement touristique, les œuvres représentent notamment des scènes de la vie oasienne, les traits des habitants du Djérid, le palmier dattier, les costumes traditionnels ainsi que des éléments liés à la faune et au paysage de la région.

Les fresques ont suscité l’intérêt des habitants, des touristes tunisiens et étrangers, nombreux à s’arrêter pour les observer ou les photographier. Des passants, parmi lesquels des élèves, des citoyens et des visiteurs, ont confié au correspondant de la TAP à Tozeur leur intérêt pour ces réalisations, soulignant la précision et des détails et la restitution des traits et des couleurs propres à la région.

Iskander Tej est un street-artiste, peintre et graphiste tunisien, diplômé d’une école de design en Tunisie. Il a choisi l’espace public comme principal support d’expression artistique, réalisant des fresques murales dans différentes villes et régions du pays, notamment sur des bâtiments publics tels quel des écoles, des hôpitaux, des arrêts de bus, des ports ou dans les quartiers urbains et ruraux.

Selon Razi Rouissi, directeur du Festival des arts plastiques du Djérid, ces fresques constituent un nouvel élément de valorisation touristique. Il a souligné que le niveau d’interaction du public avec les œuvres a dépassé les attentes, les habitants s’y reconnaissant tandis que les visiteurs y découvrent une expression de la culture oasienne locale.

Intitulées « Le Djéridi » et « Lella », les deux fresques illustrent respectivement un agriculteur dans sa palmeraie, mettant en avant la culture du palmier dattier, et une scène de mariage traditionnel célébré après la récolte, avec une référence aux saints et mausolées présents dans les oasis de Tozeur et de Nefta.

Iskander Tej, qui compte près de trente ans de carrière artistique, a indiqué au correpondant de TAP que son travail s’inscrit dans un projet plus large visant à réaliser des fresques murales dans les vingt-quatre gouvernorats tunisiens soulignant le rôle de l’art mural dans la valorisation culturelle et artistique.