
Le vernissage aura lieu le dimanche 9 novembre à 16h00, a annoncé le Centre dans un communiqué.
Dans cette nouvelle série, Boussaid explore la mémoire des matières et le silence qui devient un moment suspendu où la surface retient le temps. Ses compositions, faites de carton, d’aluminium et de patines, révèlent une matière travaillée jusqu’à l’intime. Chaque œuvre se dresse comme un fragment de mémoire, une archéologie intime où les couches de carton, d’aluminium et de patines témoignent d’une lente métamorphose.
L’artiste travaille la surface comme un territoire à sonder. Il incruste, gratte, polit et révèle des zones d’ombre et de lumière. Ce geste répété devient une forme de méditation plastique, où la main cherche à faire parler le silence enfoui dans la matière.
Par ses textures denses et ses reliefs fragiles, l’œuvre interroge notre propre rapport au temps et à la disparition. Elle évoque à la fois la trace humaine, l’érosion des civilisations et la persistance du geste créateur.
Entre ruine et renaissance, Incrustation — Matière et silence est une tentative de dialogue avec l’invisible — un espace où la matière pense, se souvient et se tait. Par la densité de ses textures, la sobriété de sa palette et la lenteur du geste, Boussaid s’affirme comme l’une des voix les plus sensibles de la création contemporaine maghrébine, où la matière devient mémoire et le silence, langage.
Né à Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou (Algérie), Méziane Boussaid est diplômé de l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Alger (2003). Il enseigne depuis 2010 la peinture et le dessin à l’École Régionale des Beaux-Arts d’Azazga.

Boussaid a exposé à de nombreuses reprises en Algérie (Alger, Oran, Tizi Ouzou, Boumerdès, Béjaïa, Ouargla, Sidi Belabbès, Biskra) et à l’étranger. À Paris, il a pris part à l’Année de l’Algérie en France (2003), à Les A4 (2007) et au 25e anniversaire du Génie de la Bastille (2009).
Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques et privées en Algérie, en France et en Belgique, et son nom apparaît dans les ouvrages de référence de Mansour Abrous (L’Harmattan) et de Djamila Flici-Guendil (ENAG-ANEP).


