Sony salue les 20 ans de la PlayStation mais veut surtout préparer l’avenir

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éo, le 4 décembre à Tokyo (Photo : Yoshikazu Tsuno)

[04/12/2014 10:16:18] Tokyo (AFP) Fort d’une quatrième mouture de PlayStation qui se vend “à une vitesse inégalée”, le géant nippon Sony fête les vingt ans de sa gamme de consoles de jeu vidéo avec l’envie de révolutionner les années à venir.

“Il n’est pas exagéré de dire que la première Playstation a fondamentalement changé le monde du jeu vidéo”, déclarait il y a quelques jours le PDG de Sony Computer Entertainment, Andrew House, dans une présentation de la stratégie.

Pour marquer l’événement des 20 ans de la PlayStation première du nom, Sony a lancé mercredi une édition spéciale limitée de sa PS 4, laquelle s’est écoulée à 13,5 millions d’exemplaires en moins d’un an.

“Cette version anniversaire, dont l’esthétique rappelle le modèle inaugural, réjouira avec nostalgie les joueurs de la première heure et aura un goût totalement nouveau pour ceux qui se frotteront à la PS4 pour la première fois”, a commenté M. House.

Même si la population de joueurs purs et durs a augmenté en deux décennies, Sony veut attirer au-delà grâce à des contenus diversifiés.

“Notre but est d’élargir l’écosystème de la PlayStation en offrant des services en réseaux et jeux évolués”, insiste M. House.

Les consoles de jeu vidéo, très onéreuses à concevoir, sont peu nombreuses sur le marché, et les véritables nouveaux modèles des Sony, Nintendo et Microsoft

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éo, le 4 décembre à Tokyo (Photo : Yoshikazu tsuno)

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n’arrivent que les six ou sept ans. “Le coeur de notre activité est de renforcer continuellement les performances et fonctionnalités de nos consoles. Nous avons pour cela l’avantage de disposer d’une plateforme stable qui a une longue durée de vie devant elle, et l’objectif est d’en élever la valeur au fil du temps”, explique-t-il.

– Une machine au sein d’un réseau –

“Un des exemples d’enrichissement de la PlayStation 4 est une toute nouvelle fonction lancée il y a peu, appelée +share-play+, un mode de jeu qui permet de partager virtuellement une partie avec un ami qui ne possède pas effectivement le jeu en question sur sa PS4. Nous pensons que c’est révolutionnaire et que c’est une merveilleuse façon de tester un titre”, détaille M. House.

Et de poursuivre: “un autre exemple est Project Morpheus (un casque-écran de réalité virtuelle) qui offre une façon complètement nouvelle de jouer. Nous sommes en train de développer une version en forme de lunettes”.

“L’une des raisons du succès de la PS4 a été de cibler d’abord les joueurs invétérés, mais il faut parallèlement que nous élargissions notre clientèle en recrutant des joueurs occasionnels tout en renforçant toujours notre engagement auprès des premiers”, insiste le PDG.

La prochaine étape pour la plateforme va donc être d’offrir des jeux plus basiques et familiaux qui permettront d’étendre le public.

M. House ne craint pas une cannibalisation du marché du jeu sur PlayStation par les smartphones et autres appareils et est convaincu que des non-joueurs peuvent être attirés par les atouts multimédias de la PS4.

C’est sur ce plan que la stratégie de Sony diffère grandement de celle de son compatriote Nintendo, toujours soucieux de deux choses: cantonner ses personnages vedettes à ses consoles et cibler d’abord un public familial.

Des nouveaux services aussi ont une mission d’évangélistes pour la PlayStation 4, comme PlayStation Now lancé récemment en version d’essai aux Etats-Unis et qui permet de jouer à des jeux PlayStation à partir d’autres terminaux connectés.

La nouvelle offre PlayStation Vue, une sorte de bouquet de TV en ligne personnalisable, a de même pour vocation d’attirer un public plus large. “Pour ce service, nous avons l’avantage de disposer d’une base installée de 35 millions de PlayStation 3 et 4 aux Etats-Unis”, note M. House.

Sony se voit un avenir non seulement en nombre d’années mais aussi en aires géographiques. “Nous pensons qu’il y a un fort potentiel de croissance du marché du jeu dans plusieurs pays dont la Chine et l’Amérique latine”, précise M. House, qui espère aussi que des pays riches plus rétifs au jeu, comme le Moyen-Orient et l’Allemagne, s’y mettront aussi davantage.