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| ège de la Deutsche bank à Francfort, le 29 janvier 2014 (Photo : Daniel Roland) |
[08/08/2014 15:52:05] New York (AFP) Pressée par des régulateurs américains pour renforcer ses mécanismes de contrôle et ses systèmes informatiques, Deutsche Bank vient d’embaucher deux hauts responsables pour superviser ses relations avec les autorités règlementaires.
La banque allemande a débauché Nadine Faruque, 53 ans, chez la rivale italienne UniCredit pour co-diriger le département de la règlementation et de la conformité, a indiqué vendredi à l’AFP une porte-parole.
Mme Faruque, de nationalité suisse, est une juriste qui connaît bien les arcanes judiciaires suisses et américaines, fait valoir Deutsche Bank. Elle prendra ses fonctions à compter du 1er décembre.
Elle travaillera avec la française Sylvie Matherat, 52 ans, qui sera en charge des relations publiques et règlementaires.
Mme Matherat vient de la Banque de France, où elle était notamment en charge de la stabilité financière, selon Deutsche Bank. Elle a pris ses fonctions le 1er août dernier.
Nadine Faruque et Sylvie Matherat vont toutes deux intégrer le comité exécutif de Deutsche Bank, chargé entre autres de conseiller la direction générale lors d’importantes prises de décisions. Elles sont les premières femmes admises au sein de cette instance stratégique.
La banque donne ainsi des gages aux régulateurs américains, notamment à la Réserve fédérale de New York qui a durement critiqué certaines de ses filiales américaines en jugeant leurs rapports financiers “inexacts et non fiables”.
La Fed a donné à Deutsche Bank jusqu’à mi-2015 pour colmater les faiblesses de ses systèmes informatiques et mécanismes de contrôle.
Le régulateur demande à la banque une refonte de ses procédures, dont les insuffisances sont considérées comme des “manquements sérieux dans la gestion des risques”, selon le WSJ.
Deutsche Bank indique investir actuellement 1 milliard d’euros pour renforcer ses systèmes et ses mécanismes de contrôle afin “d’être le premier de la classe”. Elle se vante aussi d’avoir assigné 1.300 personnes, dont 500 aux Etats-Unis, à ce programme spécifique.
La banque est aussi impliquée dans une série de démêlés judiciaires: son nom est cité dans une multitude d’enquêtes internationales pour manipulation, du taux interbancaire Libor aux marchés des changes, en passant par les métaux précieux.
Ses transactions en dollars menées pour le compte d’entités de pays frappés par des sanctions économiques américaines sont aussi dans le collimateur ainsi que sa plateforme de courtage alternative (dark pool).



