UE : La CDU hésite entre Juncker et Merkel pour la Commission, selon Focus

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à Bruxelles (Photo : Georges Gobet)

[25/01/2014 10:20:20] Berlin (AFP) Le parti conservateur CDU de la chancelière allemande Angela Merkel hésite entre le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker et la Française Christine Lagarde comme candidat du Parti populaire européen (PPE, centre-droit) à la présidence de la Commission européenne, écrit l’hebdomadaire Focus samedi.

Alors qu’au sein même de la CDU on avait laissé entendre que Mme Merkel ne verrait pas d’un bon oeil une candidature de l’ancien Premier ministre luxembourgeois Juncker, celle-ci a récemment déclaré “je l’apprécie beaucoup”, lors d’une téléconférence de la direction de la CDU, affirme le magazine allemand.

Elle a toutefois ajouté immédiatement ne pas avoir fait son choix sur la personnalité qu’elle soutiendrait.

M. Juncker s’était dit récemment “en principe prêt” à briguer la tête de liste du PPE aux européennes de mai.

Les conservateurs européens doivent choisir début mars, lors de leur rassemblement en Irlande, qui fera face à l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat des socialistes, la deuxième force au sein du Parlement européen derrière le PPE.

Un autre nom revient de plus en plus souvent du côté du centre-droit pour succéder au Portugais Jose Manuel Barroso, celui de la directrice générale française du Fond monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

Parmi ses défenseurs figure Herbert Reul, le chef des députés européens CDU/CSU.

“Nous avons besoin d’une personnalité qui défende une Europe moderne et tournée vers l’avenir. De ce point de vue, une candidature de Christine Lagarde serait une bonne chose”, a déclaré Reul, qui n’apprécie guère Juncker, selon Focus.

D’autres Premiers ministres ou anciens chefs de gouvernement sont également sur les rangs pour l’investiture du PPE: l’Irlandais Enda Kenny, le Finlandais Jyrki Katainen, le Polonais Donald Tusk.

Le prochain président de la Commission européenne devra obtenir les votes de la majorité des députés élus lors des européennes en mai, ce qui va imposer des alliances et donc des contreparties politiques.

Seront aussi candidats à la présidence de la Commission européenne, mais sans aucune chance, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, le candidat présenté par la Gauche radicale, le Grec Alexis Tsipras, et un représentant des Verts.