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| à Wall Street, le 1er octobre 2013 à New York (Photo : Spencer Platt) |
[11/01/2014 10:39:43] New York (AFP) Désarçonnée par un rapport sur l’emploi américain peu brillant, la Bourse de New York guette les prochains indicateurs et les résultats d’entreprises américaines pour continuer à croire en une embellie économique.
Sur les cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette de la Bourse de New York réunissant 30 valeurs jugées représentatives, a cédé 0,20% depuis vendredi dernier, pour s’établir à 16.437,05 points.
A l’inverse, le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 1,03% sur la semaine, clôturant la semaine à 4.174,67 points.
L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a grignoté 0,60%, pour finir à 1.842,37 points.
A peine a-t-elle fermé le rideau sur une année spectaculaire, que la Bourse de New York, bardée de records et gonflée de confiance, se voit contrainte de boucler la première semaine de l’année 2014 sur une légère déception.
Bien que “pas catastrophique”, cette première semaine s’est avérée quelque peu “brouillonne”, commente Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.
Cahin-caha, les indices boursiers new-yorkais ont évité la chute vendredi en dépit d’un rapport américain sur l’emploi en décembre jugé très décevant, montrant un rythme d’embauches au plus bas depuis janvier 2011, et un recul très net de la population active.
Le pire a été évité, selon certains analystes. Le taux de chômage a baissé à 6,7%, contre 7% attendu, sans que les nouvelles soient assez bonnes pour inciter la Réserve fédérale américaine (Fed) à appuyer trop brutalement sur la pédale de frein et mettre un terme plus vite que prévu à son soutien énorme aux marchés financiers et à l’économie américaine.
D’autres, comme Jason Schenker, de Prestige Economics, considèrent au contraire que “ce rapport est une très mauvais nouvelle: d’un côté le nombre d’emplois créés était lamentablement bas (74.000 ndlr), de l’autre (…) la chute du taux de chômage n’incitera probablement pas la Fed à remettre en question la réduction graduelle de son aide à l’économie”.
Une semaine clef attendue
Une chose est certaine: “on ne sera pas en 2014 sur une trajectoire aussi linéaire qu’en 2013 lorsque tout dépendait de la volonté ou non de la Fed de se retirer des marchés”, note Stéphane Ventilato, de Banca Imi Securities. Désormais, selon lui, les investisseurs ont compris qu’un retrait progressif était inévitable et devront jongler avec “un bien plus grand nombre de variables, dont l’emploi, la croissance, l’immobilier, etc”.
Mais, pour l’essentiel des investisseurs, la semaine prochaine sera clef pour déterminer si ce rapport n’est qu’une erreur de parcours sur le chemin de l’amélioration économique ou s’il présage des jours plus sombres à venir, souligne Sam Stovall, de Standard and Poor’s Capital IQ. D’autant plus que les premiers résultats trimestriels ont déçu, comme ceux d’Alcoa jeudi, rappelle-t-il.
Les opérateurs se pencheront en particulier sur les résultats des grandes banques américaines, dont JPMorgan Chase et Wells Fargo mardi, Bank of America mercredi, Goldman Sachs et Citigroup jeudi.
“Les valeurs financières représentent à elles seules près de 25% du S&P 500, et touchent à tous les secteurs de l’économie américaine”, poursuit le courtier de la banque italienne.
En matière d’indicateurs macroéconomiques, Wall Street regardera de près les chiffres des ventes au détail mardi, d’un chiffre manufacturier mercredi, de l’inflation jeudi, de même qu’une série d’indicateurs immobiliers en fin de semaine.
Des interventions de membres de premier plan du comité directeur de la Fed en début de semaine seront attentivement écoutés, pour tenter de déceler l’impact du rapport sur l’emploi sur la politique future de l’institution, note également M. Ventilato.



