![]() |
| évrier 25013 à Athènes (Photo : Angelos Tzortzinis) |
[03/03/2013 10:05:02] ATHENES (AFP) Les hauts responsables de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, FMI, BCE) ont entamé dimanche matin à Athènes le contrôle des comptes grecs en vue du déblocage d’une nouvelle tranche de prêts au pays.
Les trois représentants de la Commission européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE) du Fonds monétaire international, ont entamé à 08H00 GMT des entretiens avec le ministre grec des Finances Yannis Stournaras, a constaté l’AFP.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre régulier du suivi des comptes grecs, vise à évaluer la situation économique, les progrès dans l’application des réformes, exigées par les créanciers en contrepartie des prêts accordés à la Grèce pour l’aider à sortir de la crise de la dette.
Depuis lundi, une mission d’experts de la troïka se trouve à Athènes pour préparer le terrain avec les responsables grecs sur l’audit des hauts responsables.
Les questions épineuses à aborder restent la réduction du nombre des fonctionnaires, l’accélération des privatisations, la lutte contre l’évasion fiscale et le processus de la recapitalisation des quatre banques systémiques grecques.
Plus particulièrement la troïka fait pression pour le licenciement de quelque 25.000 fonctionnaires au cours de 2013 et d’un total de 150.000 d’ici fin 2015, selon les mesures de rigueur adoptées par la Grèce l’année dernière.
De son côté, M. Stournaras a souligné dans un entretien publié dimanche dans le journal dominical To Vima, qu’il n’allait pas “faire de licenciements”. “Le secteur public s’est réduit depuis un an et demi, de 75.000 personnes”, a déclaré le ministre à To Vima.
Selon le journal, plusieurs milliers de personnes sont partis à la retraite ces dernières années tandis que le système d’évaluation qui sera appliqué en 2013 aura comme conséquence l’écartement de plusieurs fonctionnaires.
En 2012, quelque 2.000 fonctionnaires ont été placés en chômage technique tandis que près d’un millier ayant violé le code des fonctionnaires, seront mis en disponibilité en 2013, ajoute le journal.
La question de licenciement des fonctionnaires crée une polémique au sein du gouvernement de coalition entre la droite (Nouvelle-Démocratie), les socialistes (Pasok) et la gauche démocratique (Dimar), menée par le conservateur Antonis Samaras.
Le président du Dimar, Fotis Kouvelis a mis en garde contre le licenciement des fonctionnaires compte tenu du taux de chômage en Grèce qui a atteint un niveau record en raison de la crise, à 27% en novembre, selon les derniers chiffres disponibles.



