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| à Madrid (Photo : Dani Pozo) |
[18/05/2012 21:46:15] MADRID (AFP) Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu’il révisait à la hausse son déficit public 2011, à 8,9% du Produit intérieur brut contre 8,51% prévus jusqu’à présent, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions espagnoles.
“Le ministère des Finances estime que les dernières données fournies par les Communes autonomes (régions) ont eu un impact de 0,4 point dans les comptes publics ce qui porte (le déficit) à 8,9% du PIB”, indique un communiqué.
Les autorités espagnoles ont souligné que malgré cette révision, l’objectif de déficit pour 2012 reste inchangé, à un moment où la santé de l’économie espagnole commence à inquiéter les marchés, déjà déprimés par la crise de la dette en zone euro et l’avenir incertain de la Grèce.
“Les plans économiques et financiers adoptés jeudi tiennent compte de cette dégradation (des finances publiques). L’objectif fixé de parvenir cette année à un déficit public de 5,3% du PIB pour toutes les administrations est maintenu”, précise le ministère.
Le gouvernement a approuvé la veille des plans d’austérité présentés par 16 des 17 régions du pays, qui prévoient 18 milliards d’euros d’économies afin de réduire leur déficit de moitié cette année.
Malgré ces efforts de réduction du déficit, la santé financière des régions espagnoles, qui gèrent les lourds budgets de l’éducation et de la santé, continue à susciter la méfiance. L’agence de notation Moody’s a ainsi dégradé jeudi la note de quatre d’entre elles, l’Andalousie, la Catalogne, Murcie et l’Extrémadure.
L’agence, qui a placé ces régions sous perspective négative, et envisage donc d’abaisser à nouveau leur note à moyen terme, a souligné qu’elles n’avaient pas rempli leurs objectifs de réduction du déficit en 2011, et qu’il existait une “faible probabilité” que ces objectifs soient remplis en 2012.
Madrid avait annoncé en début d’année que son déficit 2011 avait été beaucoup plus important que prévu et qu’au vu de ce dérapage, il ne pourrait tenir l’objectif agréé avec l’UE d’une réduction du déficit 2012 à 4,4%.
Le gouvernement a déjà adopté un budget d’une rigueur historique, prévoyant 27,3 milliards d’euros d’économies en 2012. Il prévoit également d’économiser dix milliards d’euros par an sur les budgets de la santé et de l’éducation.
La discipline budgétaire imposée aux régions s’inscrit dans les efforts du gouvernement central de droite, qui cherche à ramener le déficit public du pays à 3% en 2013.



