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| La Bourse de Francfort, le 9 mars 2012 (Photo : Daniel Roland) |
[15/05/2012 08:37:32] PARIS (AFP) Les Bourses européennes rebondissaient mardi matin avant la première rencontre entre Angela Merkel et le nouveau président français François Hollande sur fond de crise politique persistante en Grèce.
La veille, de Tokyo à Wall Street en passant par Paris et Londres, les investisseurs avaient massivement vendu leurs actions, redoutant une sortie de la Grèce, épicentre de la crise de la dette, de la zone euro. Conséquence: les Bourses ont perdu entre 1 et 3% sur la séance.
Mardi, la prudence prévalait.
Vers 07H45 GMT (09H45 à Paris), la plupart des places financières européennes évoluaient dans le vert. Paris gagnait 0,71%, Londres 0,40%, Francfort 0,56% et Madrid 0,61%. En Italie, où l’agence de notation Moody’s a jeté un froid lundi soir en dégradant la note des grandes banques du pays, la Bourse prenait 0,34%. La Bourse d’Athènes (Athex) était, elle, en hausse de 0,8%.
En Asie, Tokyo a clôturé en baisse de 0,81%, tandis que Hong Kong était en hausse de 0,81% peu avant la fermeture.
Sur le marché des changes, l’euro remontait face au dollar à 1,2862 dollar, contre 1,2830 dollar la veille au soir.
“Le marché devrait rester très prudent dans l’attente de nouvelles fraîches pour prendre une réelle direction”, estime Chris Weston d’IG Markets, en référence notamment à la rencontre en fin de journée à Berlin entre François Hollande et Angela Merkel.
Les analystes redoutent des divergences au sein du couple franco-allemand, moteur de l’Union européenne, M. Hollande ayant appelé à des mesures en faveur de la croissance tandis que Mme Merkel insiste sur la stricte maîtrise des déficits publics.
Dans ce contexte, “les investisseurs resteront à l’affût de la moindre parole ou geste susceptible d’illustrer les nouvelles relations qui vont se nouer au sein du couple franco-allemand”, estime M. Weston.
D’autant qu’en Grèce, c’est toujours le vide politique plus d’une semaine après les élections législatives.
Les dirigeants des partis politiques grecs doivent se réunir ce mardi à Athènes pour discuter d’une proposition du chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias, de constituer un gouvernement de technocrates qui aurait le soutien du Parlement.
Si cette ultime tentative échouait, la Grèce s’acheminerait vers de nouvelles élections mi-juin, qui pourraient voir les partis opposés à l’austérité obtenir la majorité et entraîner le pays vers une possible sortie de la zone euro.
A ces difficultés s’ajoutent les interrogations sur la croissance en zone euro.
Dans la journée doivent être publiés les chiffres du Produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre pour la zone euro, de l’Italie, du Portugal et de la Grèce, après celui de la France (croissance nulle) et de l’Allemagne (+0,5%).
Les marchés financiers craignent qu’ils viennent confirmer que la récession vécue par certains pays d’Europe du sud sera plus longue que prévu.



