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ères de Thomson Reuters à New york en 2011 (Photo : Chris Hondros)

[01/05/2012 15:46:00] NEW YORK (AFP) Le groupe anglo-canadien d’information financière et professionnelle Thomson Reuters, qui était tombé dans le rouge en 2011, a publié mardi des résultats meilleurs que prévus en espérant pouvoir continuer sur sa lancée.

Le bénéfice net du premier trimestre s’affiche à 314 millions de dollars, en hausse de 25,6%. Rapporté au nombre d’actions et hors éléments exceptionnels, il revient à 44 cents, au-delà des 41 cents attendus par les analystes.

Le chiffre d’affaires est en petite hausse de 1% à 3,35 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur un reflux.

Le groupe a par ailleurs confirmé ses prévisions pour l’année, avec un chiffre d’affaires attendu en hausse de moins de 5%.

“La performance du premier trimestre correspond à nos attentes pour l’année”, a commenté le directeur général James Smith.

“Nos activités Droit, fiscalité et comptabilité, propriété intellectuelle et sciences ont chacune bien marché”, a-t-il relevé. “L’activité finances et risque continue à faire des progrès dans un climat très difficile”.

Il a noté que la cession d’une activité liée à la santé, annoncée la semaine dernière pour quelque 1,25 milliard de dollars, permettrait de “redéployer du capital” au profit de diverses “acquisitions tactiques”.

“Nous voyons plusieurs opportunités dans les vecteurs de croissance”, a indiqué M. Smith lors d’une téléconférence avec des analystes.

“Si nous utilisons le produit de la vente, ce sera dans des secteurs qui ne vous surprendront pas”, a-t-il assuré, “dans des vecteurs de croissance identifiés (ndlr: les activités non liées à la finance) ou dans le domaine le plus solide de notre activité de risque financier”.

Chacune des quatre branches d’activité a enregistré une progression de ses recettes, y compris celle liée aux services financiers (+1%), la plus forte hausse étant enregistrée dans la division fiscalité-comptabilité.

La seule activité médias, qui comprend l’agence de presse Reuters, a eu un chiffre d’affaires stable sur un an, à 82 millions de dollars.

L’action prenait 1,78% à 30,35 dollars vers 15H00 GMT à la Bourse de New York.

“Pour l’instant tout va bien”, a commenté M. Smith, qui a pris ses fonctions au début d’année pour accélérer le redressement du groupe. “Nous avons eu un premier trimestre étonnamment bon, nous espérons que cela va durer”.

Thomson Reuters a souffert l’an dernier du lancement raté des nouveaux terminaux financiers Eikon, concurrencés notamment par des produits Bloomberg. Il y a actuellement 16.000 terminaux Eikon installés, 30% de plus qu’il y a un an, mais c’est une progression de seulement 7% sur trois mois.

La direction a indiqué qu’elle continuait à améliorer ce produit avec de nouvelles fonctionnalités, et s’est félicitée de l’attachement de sa clientèle à la marque. “Les perspectives d’Eikon n’ont jamais été meilleures”, a assuré M. Smith.

Le groupe est apparu soulagé de la progression de l’activité des services financiers, même si elle est inégale: les deux plus gros postes de recettes, les outils d’aide au courtage et aux investisseurs, ont affiché une érosion de 3%, ce qui a été compensé par la hausse de 9% des produits “marchés”, utilisés par exemple par les cambistes. Les produits liés à la gestion du risque et au respect des réglementations ont plus que doublé, mais rapportent encore des recettes modestes (51 millions de dollars).