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| à Vigo le 27 avril 2012 (Photo : Miguel Riopa) |
[30/04/2012 07:15:12] MADRID (AFP) Le PIB de l’Espagne a reculé de 0,3% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2011, où il avait déjà baissé de 0,3%, ce qui confirme le retour officiel du pays en récession, selon les chiffres provisoires publiés lundi.
Cette tendance avait déjà été pressentie par le gouvernement lui-même et nombre d’économistes, tandis que la Banque d’Espagne, plus pessimiste, tablait, elle, sur un repli de 0,4% du PIB.
Dans un communiqué, l’Institut national de la statistique (Ine) explique que cette situation est “la conséquence d’une contribution plus négative de la demande nationale (notamment, la consommation des ménages, ndlr), compensée partiellement par une contribution positive de la demande extérieure (exportations et tourisme, ndlr)”.
L’Espagne, privée dès 2008 de son moteur, la construction, au moment même où éclatait la crise internationale, oscille depuis entre récession et croissance atone, tandis que le nombre de sans-emploi monte régulièrement.
Ce dernier a atteint au premier trimestre le taux historique de 24,44% de la population active.
Le gouvernement espagnol a reconnu vendredi vivre “peut-être un des moments les plus durs pour son économie” mais s’est voulu optimiste pour l’avenir.
Le ministre de l’Economie Luis de Guindos, qui prévoit un PIB amputé de 1,7% en 2012, dont les deux premiers trimestres négatifs, a ainsi promis une sortie de la récession en 2013, avec une hausse de 0,2% du PIB, avant selon lui de renouer franchement avec la croissance (+1,4% en 2014, +1,8% en 2015).
La Fondation des caisses d’épargne (Funcas), plus pessimiste, attend sept trimestres de baisse de l’activité (en incluant le dernier trimestre 2011), ce qui augure d’une sortie de récession au second semestre 2013.
Pour Commerzbank, l’Espagne sera le seul pays en zone euro encore dans le rouge en 2013, prévoyant -0,3%. Natixis prédit -0,5%, tout comme Standard and Poor’s.



