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| à Francfort (Photo : Daniel Roland) |
[27/01/2012 12:41:32] BERLIN (AFP) Le patron de la première banque allemande Deutsche Bank s’est dit confiant vendredi dans le fait qu’un accord entre la Grèce et ses créanciers privés était sur le point d’être trouvé, les banques étant prêtes à accepter “presque 70% de pertes”.
“Ce sont tout de même 70% de pertes que nous acceptons, c’est vraiment vraiment beaucoup”, a dit Josef Ackermann, interrogé en direct du Forum de Davos par la chaîne de télévision allemande n-tv. “Chacun doit maintenant apporter sa contribution et après nous verrons”, a-t-il ajouté, “mais je suis confiant dans le fait que nous allons arriver à une solution”.
Lors d’une conférence de presse régulière du gouvernement allemand, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel Steffen Seibert s’est lui aussi dit “confiant” que les parties concernées –dont les Etats européens autres que la Grèce ne font pas partie– allaient “amener un résultat”.
Les détenteurs privés d’obligations émises par Athènes, représentés par le lobby bancaire mondial IIF, négocient d’arrache-pied avec le gouvernement grec l’effacement d’une partie de leurs créances, en vertu d’une contribution du secteur privé décidée par les dirigeants européens en juillet dernier.
Deutsche Bank elle-même détenait au 30 septembre environ 900 millions d’euros de dette grecque, déjà dépréciée à près de 50% de sa valeur nominale dans ses comptes. Des “progrès” ont été réalisés dans les discussions à Athènes jeudi, a fait savoir l’IIF, alors que le temps presse pour la Grèce à la situation financière désespérée.
Le commissaire européen Olli Rehn a fait miroiter à Davos la perspective d’un accord ce week-end.



