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âtiment historique de la Bourse à Paris (Photo : Patrick Kovarik)

[24/12/2011 08:23:15] PARIS (AFP) La Bourse de Paris s’est nettement redressée cette semaine (+4,36%), portée par un rebond technique et un léger retour de la confiance, et les opérateurs la voient rester sur cette lancée la semaine prochaine, une des plus creuses de l’année.

D’un vendredi à l’autre, l’indice CAC 40 a progressé de 129,79 points, regagnant du terrain après son repli de 6,31% la semaine précédente.

Le CAC 40 s’est inscrit à 3.102,09 points. Ses gains hebdomadaires permettent de ramener ses pertes depuis le début de l’année à 18,47%.

Les volumes ont été particulièrement faibles avec une moyenne d’à peine 2 milliards d’euros par jour, contre environ 4 milliards habituellement traités.

En cette période de fêtes, les investisseurs délaissent traditionnellement le marché. Cette année, ils ont été particulièrement attentistes alors que l’incertitude reste grande sur l’avenir de la zone euro.

Même les opérations d’habillage de portefeuilles, consistant à vendre les valeurs ayant le moins bien performé, ont diminué, alors qu’elles sont courantes en cette période de clôture des comptes annuels.

“Le stress qui règne actuellement dans les salles de marché empêche les investisseurs de prendre des positions. Ils se réfugient avant tout vers les actifs moins risqués”, souligne Aymeric Diday, gérant de portefeuille à la banque Pictet.

“En cette période de forte incertitude, la course est à la sécurité et non plus au rendement” ajoute-t-il.

“Les prochaines séances seront très calmes. Le marché devrait rester sur sa lancée et continuer à profiter des bonnes nouvelles de la semaine qui vient de s’écouler”, prévoit Renaud Murail, gérant de portefeuille chez Barclays Bourse.

A cet égard, il cite l’opération de prêt de la Banque centrale européenne (BCE) qui, en fournissant mercredi près de 500 milliards d’euros aux banques européennes, a permis de soulager les tensions dans le secteur bancaire.

“Diversement interprétée, cette opération signifie finalement que les banques disposent de ressources pour faire face aux demandes des entreprises et les tensions sur le secteur bancaire devraient donc se relâcher”, a-t-il souligné.

Les investisseurs se sont montrés moins soucieux cette semaine d’une éventuelle perte de la note triple A de la France. Cela reste bien évidemment une épée de Damoclès, mais un tel mouvement n’est pas attendu dans les prochains jours, indique-t-on dans les salles de marché.

La baisse de la note de la France est d’ailleurs déjà prise en compte dans les cours, fait remarquer M. Murail. La mauvaise surprise serait que la France soit seule à être dégradée, alors que la notation des autres pays triple A resterait inchangée.

Les problèmes de la dette vont être balayés sous le tapis la semaine prochaine, mais devraient ressurgir dès le début du mois de janvier, souligne M. Diday, qui s’attend à un début d’année à hauts risques, avec les premières prises de position des gestionnaires.

Le marché parisien sera fermé lundi. Quelques indicateurs économiques vont être publiés la semaine prochaine, notamment dans le secteur du logement aux Etats-Unis (mardi et jeudi) et sur la confiance des consommateurs (mardi). Mercredi, le marché suivra une émission obligataire italienne et jeudi le marché prendra connaissance des traditionnelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis ainsi que de l’activité industrielle dans la région de Chicago sur décembre.

Euronext (CAC 40)