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| ère allemande Angela Merkel au Bundestag le 23 novembre 2011 (Photo : John Macdougall) |
[28/11/2011 16:41:25] BERLIN (AFP) Les moyens financiers de l’Allemagne “ne sont pas illimités”, a averti lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, alors que l’Allemagne est pressée de toutes parts d’en faire plus pour le sauvetage de la zone euro en crise.
“Nous aussi nous avons notre dette à réduire”, a déclaré Steffen Seibert au cours d’un point de presse du gouvernement, “nous n’avons pas une force de frappe financière infinie”.
L’Europe “ne peut pas prétendre à une force de frappe financière qu’elle n’a pas”, a-t-il ajouté, les marchés auraient vite fait de la sanctionner pour cela.
“Nous sommes forts mais nous ne sommes pas d’une force illimitée”, a-t-il dit à propos de l’Europe et de l’Allemagne.
“L’Allemagne est trop petite pour porter seule le fardeau” de la dette dans la zone euro, a renchéri lundi le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, au cours d’une rencontre à Berlin avec la presse étrangère.
Il s’est dit “convaincu que si nous choisissons de faire de la Banque centrale européenne (BCE) le créancier de dernier recours, ou de mutualiser nos dettes via des euro-obligations sans promouvoir auparavant” davantage de discipline budgétaire, “plus aucun pays en Europe n’aura de note de solvabilité AAA”.
Les partenaires de l’Allemagne pressent le pays d’abandonner sa résistance à une intervention massive de la Banque centrale européenne (BCE) et à une mutualisation de la dette par le biais d’euro-obligations, au vu d’une crise de la dette qui s’étend à pratiquement toute la zone euro.
L’Allemagne a certes réduit très rapidement son déficit public ces derniers mois, mais elle a une dette de plus de 2.000 milliards d’euros, soit plus de 80% de son Produit intérieur brut (PIB).



