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| à Francfort le 27 octobre 2011 (Photo : Marc Tirl) |
[22/11/2011 17:11:05] PARIS (AFP) Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, déçues par la nette révision à la baisse de la croissance américaine pour le 3e trimestre qui les a conduites à effacer leurs gains de la matinée.
Les tensions persistantes entre la France et l’Allemagne sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE) dans le sauvetage de l’euro ont contribué à déprimer encore davantage les places financières.
Le département du Commerce américain a annoncé que la croissance du PIB a atteint 2,0% en rythme annualisé de juillet à septembre, alors que sa première estimation, fin octobre, tablait encore sur une progression de 2,5%.
Après avoir progressé dans la matinée sur une chasse aux bonnes affaires, Paris a terminé en baisse de O,84%, Londres a perdu 0,30% tandis que Francfort chutait de 1,22% et Madrid de 1,45%.
A New York, qui avait ouvert en légère baisse, le Dow Jones cédait 0,79% et le Nasdaq 0,67 peu avant 17H00 GMT.
“Sur le fond, le climat reste toujours aussi préoccupant. A la crise de la dette en Europe, se sont ajoutées les inquiétudes sur l’endettement américain après l’échec du comité bi-partisan pour réduire le déficit public”, a expliqué Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities.
“La situation politique est vraiment confuse, et même si ce n’est pas nouveau, l’échec de la super-commission nous sert de triste piqûre de rappel sur le fait que la réponse aux problèmes de notre pays ne viendront pas de la capitale”, a relevé Patrick O’Hare, du site financier Briefing.com.
“De la même manière, des réponses simples et rapides ne sont pas à l’ordre du jour dans la zone euro non plus et cela constitue un poids très important pour le marché actuellement”, a-t-il ajouté.
Pour tenter de circonscrire la crise de la zone euro, les consultations entre responsables européens se sont intensifiées mardi, avec notamment la venue à Bruxelles, pour son premier déplacement à l’étranger, du nouveau chef du gouvernement italien, Mario Monti.
M. Monti a jeté à cette occasion une pierre dans le jardin du président français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel en rejetant catégoriquement l’idée d’une Europe à deux vitesses, avec d’un côté la zone euro et de l’autre le reste des pays de l’UE.
De son côté la droite grecque refuse toujours de s’engager par écrit sur l’austérité, comme demandé par Bruxelles, ce qui met de nouveau en danger le versement de l’aide internationale vitale pour le pays.
Dans ce climat de tensions, l’Espagne a dû accepter des taux de plus de 5% pour emprunter près de trois milliards d’euros à des échéances de seulement quelques mois.
De son côté l’euro se stabilisait face au dollar mardi.



