![]() |
| La Bourse de Milan (Photo : Olivier Morin) |
[15/11/2011 18:33:36] PARIS (AFP) Les Bourses européennes ont de nouveau terminé dans le rouge mardi, faisant les frais des tensions sur les marchés de la dette et du ralentissement de la croissance en zone euro, malgré la publication de bons indicateurs aux Etats-Unis.
L’Espagne n’a pas atteint son objectif de lever 3,5 milliards d’euros malgré des taux à plus de 5% pour des titres à échéance 12 et 18 mois. Les difficultés de Madrid à se financer ont renforcé les craintes du marché d’une contagion de la crise à d’autres pays très endettés.
Les taux des pays fragiles ont donc grimpé: les taux italiens à 10 ans se sont de nouveau hissés à plus de 7%. L’Allemagne creusait un écart historique avec l’Espagne et la France.
Les chiffres de la croissance de la zone euro, à seulement 0,2% au troisième trimestre, ont confirmé les craintes pour l’activité économique.
Seul réconfort, venu d’outre-Atlantique: l’activité manufacturière de la région de New York s’est stabilisée en novembre après cinq mois de baisse, et les ventes de détail ont progressé légèrement plus que prévu en octobre.
L’Eurostoxx 50 a perdu 1,50%.
La Bourse de Paris a chuté de 1,92% à 3.049,13 points.
Les titres financiers ont été les plus malmenés: BNP Paribas lâchait 5,77% à 29,98 euros, Société Générale (-5,21% à 17,65 euros), Crédit Agricole (-4,34% à 4,63 euros), Axa (-5,05% à 9,88 euros)
Les valeurs industrielles, touchées de plein fouet par les perspectives économiques moroses, ont également souffert, comme Eiffage (-6,65% à 19,75 euros), Renault (-4,78% à 27,28 euros), Lafarge (-4,23% à 26,4 euros).
En hausse, Ingenico (+1,63% à 30,61 euros) poursuit sur sa lancée après l’annonce du rachat de Xiring (terminaux de lecture des cartes Vitale).
Peugeot qui a annoncé la suppression de 1.900 postes dans le groupe en France était en recul de 3,19% à 13,33 euros.
A la Bourse de Francfort, l’indice Dax a perdu 0,87% à 5.933,14 points.
Commerzbank a perdu 2,84% à 1,54 euro, Allianz -2,16% à 73,38 euros et Munich Re -1,08% à 89,75 euros.
Deutsche Bank (-2,39% à 27,95 euros) a accusé en plus la nouvelle du retrait de la candidature de son actuel patron Josef Ackermann à la présidence du conseil de surveillance du groupe en mai prochain.
Les difficultés du conglomérat industriel italien Finmeccanica, qui a annoncé mardi une lourde perte, ont également pesé sur les valeurs cycliques allemandes. Daimler a notamment perdu 3,43% à 32,5 euros.
A Londres, l’indice Footsie-100 des principales valeurs a terminé en quasi-équilibre (-0,03%) à 5.517,44 points.
Les banques sont ainsi restées sous pression, à l’image de Royal Bank of Scotland (RBS) (-3,24% à 21,23 pence), Lloyds Banking Group (-3,79% 27,3 pence) et Barclays (-1,64% à 171,2 pence).
En tête des baisses, Burberry a perdu 5,21% à 1.347 pence, faisant les frais de prises de bénéfices.
Les minières étaient en revanche bien orientées, comme Fresnillo (+3,04% à 1.867 pence) et Rio Tinto (+1,02% à 3.458 pence), tout comme les fabricants de cigarettes British American Tobacco (+ 1,71% à 2.943 pence) et Imperial Tobacco (+1,48% 2.331 pence).
A Milan, le FTSE Mib a clôturé sur une baisse de 1,08% à à 15.297 points.
Le groupe d’aéronautique et de défense Finmeccanica, qui a annoncé une perte sur neuf mois et de sombres perspectives, s’est effondré de 20,33% à 3,574 euros.
La banque UniCredit, qui a annoncé lundi une augmentation de capital de 7,5 milliards d’euros et enregistré une énorme perte de plus de 10 milliards au troisième trimestre, a encore lâché 4,46% à 0,7395 euro.
Banca Popolare di Milano a cédé 4,23% à 0,3467 euro et Banca Monte dei Paschi di Siena 2,65% à 0,2897 euro.
A l’inverse, la banque Mediolanum a pris 1,97% à 2,898 euros, la société d’énergies renouvelables Enel Green Power 1,34% à 1,666 euro et le groupe pétrolier Eni 0,51% à 15,68 euros.
Madrid a perdu 1,61%, à 8.237,6 points.
Les principales banques ont essuyé d’importantes pertes: Santander a plongé de 2,51%, à 5,508 euros; BBVA de 2,88%, à 5,8 euros; CaixaBank de 0,43%, à 3,53 euros; Bankia de 1,13%, à 3,51 euros.
L’indice AEX de la Bourse d’Amsterdam a chuté de 1,34% à 292,93 points.
Le groupe de banque et d’assurances ING a chuté de 5,50% à 5,36 euros, et la compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM a cédé 5,18% à 4,32 euros.
L’indice Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a terminé en baisse de 1,01% à 2.067,88 points.
Après un léger rebond la veille, les valeurs financières sont reparties fortement à la baisse, à l’instar d’Ageas (ex-Fortis) qui a perdu 4,46% à 1,30 euro, KBC (-4,55% à 12,91 euros) et Dexia (-4,86% à 0,37 euro).
Les valeurs défensives s’en sont un peu mieux sorties, comme Mobistar dans les télécoms (+0,14% à 40,79 euros) et Omega Pharma dans le secteur pharmaceutique (+0,04% à 34,95 euros).
L’indice PSI-20 de la Bourse de Lisbonne a clôturé en baisse de 0,78% à 5.505,89 points, son plus bas niveau depuis avril 2003.
Le groupe diversifié Sonae a chuté de 5,02%, tandis que le pétrolier Galp a reculé de 3,59%.
La BCP a été l’unique valeur bancaire à terminer dans le vert avec un gain de 3,77% alors que la Banif a reculé de 3,17%, la BES de 1,57% et la BPI de 1,20%.
La Bourse d’Athènes a plongé de 3,57% à 735,65 points.
Les banques ont subi des pertes sévères: – 11,85% pour la Banque nationale de Grèce (BNG), – 11% pour Alpha et Eurobank, dont les assemblées générales ont confirmé un projet de fusion, et – 8,37% pour la Banque du Pirée.
Légèrement à contre-courant, l’indice SMI des 20 valeurs vedettes de la Bourse suisse a progressé de 0,06% à 5.664,91 points.
Credit Suisse a chuté de 3,04% à 21,43 CHF, alors que UBS a reculé de 2,92% à 10,63 CHF.



