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| à la Bourse de Francfort (Photo : Boris Roessler) |
[26/09/2011 07:36:53] PARIS (AFP) Les Bourses européennes ont démarré la semaine en sombrant à nouveau, emportées encore une fois par l’angoisse de ne jamais voir se terminer la crise de la dette en zone euro, tant les responsables européens peinent à se mettre d’accord et à trouver des solutions concrètes.
La Bourse de Paris a ouvert sur une chute de 1,97%, Francfort de 1,31%, Londres de 1,78%, Milan de 1,6% et Madrid de 1,88%.
En Asie la défiance était également très élevée, la Bourse de Tokyo ayant chuté de 2,17% en clôture, la flambée du yen venant s’ajoutant aux inquiétudes persistantes quant à la croissance mondiale.
La Bourse de Thaïlande plongeait également de plus de 8% lundi en début d’après-midi.
“Les séances se suivent et se ressemblent. Une fois de plus la crise de la dette va focaliser les attentions”, avertit un analyste parisien sous couvert d’anonymat.
“La cacophonie ambiante entre les responsables politiques place les marchés dans une incertitude très anxiogène. On parle, on échange, mais rien de concret n’est entrepris”, ajoute-t-il.
Le secteur bancaire, très exposé aux dettes souveraines des pays de la zone euro, reste au coeur du typhon. Plombé par des craintes sur une éventuelle recapitalisation de certains établissements, 07H04 GMT à Paris, BNP Paribas perdait 3,99%, Crédit Agricole 2,69% et Société Générale 2,67%.
Le week-end a été marqué par de très nombreuses déclarations sur le sujet, chacun tentant de désamorcer la bombe qui fait vaciller les marchés financiers depuis cet été, la pression allant croissante pour que la zone euro trouve une issue à la crise.
Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a déploré que l’Union monétaire avance “beaucoup plus” lentement que les marchés et Pékin a réclamé une solution “rapide” à la crise.
Dans une déclaration commune samedi, les pays de la zone euro se sont engagés devant les Etats membres du FMI à faire “tout le nécessaire” et à “assurer la stabilité financière de cette zone dans son ensemble”.
“Si tout le monde était d?accord sur l?ampleur de la menace, aucune réponse rapide n?est ressortie. Le temps politique est long et les acteurs des marchés financiers vont devoir s?en accommoder”, ont commenté les analystes du Crédit Mutuel-CIC.


