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à Hong Kong (Photo : Laurent Fievet)

[23/09/2011 05:23:27] HONG KONG (AFP) Les Bourses asiatiques plongeaient vendredi matin pour la deuxième séance consécutive, dans le sillage de Wall Street la veille, les marchés craignant de voir l’économie mondiale entrer en récession.

Seule la Bourse de Tokyo, fermée pour cause de jour férié, échappait au marasme.

A l’ouverture, Hong Kong cédait 2,38% après avoir perdu près de 5% jeudi et atteint, à 17.911,95 points, son plus bas depuis juillet 2009. En fin de matinée, l’indice Hang Seng limitait ses pertes (-1,75%).

La Bourse de Shanghaï a ouvert en baisse de 1,54%. Jeudi, la place chinoise avait terminé en repli de 2,78% sous l’effet conjugué des incertitudes sur l’économie mondiale et de mauvais chiffres sur l’activité manufacturière en Chine.

Le recul de l’indice composite –qui comprend les actions de types A et B, libellées respectivement en yuans et en dollars– ralentissait toutefois à mi-séance.

Séoul (-4,35%) et Tapei (-2,84%) s’affichaient également en repli en séance. Sydney repassait dans le vert peu avant la fin des échanges après avoir ouvert en baisse de -1,42%.

Les Bourses asiatiques répercutaient la forte baisse des marchés aux Etats-Unis et en Europe après les annonces pessimistes mercredi de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur la première puissance économique mondiale.

La Fed a jugé que la reprise économique américaine était “lente” et menacée par des “risques importants”. Elle a décidé, pour relancer la machine, de vendre d’ici fin juin 2012 pour 400 milliards de dollars de bons du Trésor et d’en racheter pour un montant identique avec une maturité plus longue, des mesures qui n’ont pas entièrement convaincu les investisseurs.

A Wall Street, le Dow Jones a terminé en baisse de 3,51% et le Nasdaq 3,25% jeudi soir. Même tendance en Europe où Londres a clôturé en chute de 4,67%, Paris de 5,25% et Francfort de 4,96%.

Réunis à Washington, les ministres des Finances et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents du G20 ont tenté d’apaiser les marchés jeudi soir en s’engageant à “apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour traiter les défis renouvelés que rencontre l’économie mondiale”.

Dans une déclaration commune publiée à l’issue d’un dîner de travail, ils sont convenus de faire en sorte que les “banques disposent d’un capital adéquat”, après la dégringolade ces derniers jours des valeurs bancaires européennes, minées par les craintes liées à la crise de la dette dans la zone euro.

Les banques centrales, qui jouent depuis plusieurs semaines un rôle de pompier dans la crise, ont annoncé qu’elles continueront “à soutenir la reprise”.