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| ût 2011 à Séoul (Photo : Jung Yeon-Je) |
[16/08/2011 16:14:22] PARIS (AFP) Le rebond des Bourses mondiales subissait un coup d’arrêt mardi, après la publication d’une croissance atone au deuxième trimestre en zone euro et sur fond de rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel à Paris.
“Les marchés boursiers se trouvent sous pression à la suite des chiffres décevants de la croissance” en zone euro, a résumé Sébastien Galy, de la Société Générale.
En convalescence après les lourdes pertes enregistrées en début de semaine dernière, les marchés ont rechuté, dans des proportions certes moindres, sous l’effet de mauvaises nouvelles sur la croissance en zone euro.
La croissance de l’Allemagne, locomotive de la zone euro, a très fortement ralenti pour atteindre seulement 0,1% au deuxième trimestre. Vendredi, la France, qui pourrait revoir ses objectifs de croissance selon le quotidien Les Echos daté de mardi, avait déjà indiqué que son PIB avait stagné sur la même période.
“La faiblesse de la croissance allemande alimente les inquiétudes d’un ralentissement de l’économie mondiale et pose des questions sur la capacité de l’Allemagne à soutenir les économie de la zone euro en difficulté”, a fait valoir David Campione, du site financier Briefing.com.
Actuellement dans le viseur des marchés, l’Italie et l’Espagne ne peuvent se targuer d’avoir fait beaucoup mieux: la troisième et la quatrième économies de la zone euro ont vu leur croissance progresser de 0,3% et de 0,2% entre avril et juin.
Et selon une première estimation de l’office européen des statistiques Eurostat, le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro n’a augmenté que de 0,2% au total au deuxième trimestre.
Du coup, à la clôture, la Bourse de Paris a cédé 0,25%, Francfort 0,45%, Madrid 0,4O%, Lisbonne 1,47%, Milan 0,87%. Seules les places de Londres (+0,13%) et Zurich (+0,91%) ont fini dans le vert.
A 17H50 (15H50 GMT), Wall Street s’inscrivait en baisse: le Dow Jones se repliait de 0,22%, tandis que le Nasdaq perdait 0,67%.
Les investisseurs ont été déçus par des indicateurs américains mitigés. Les mises en chantier et les délivrances de permis de construire ont rechuté en juillet, alors que la production industrielle a enregistré sa meilleure progression mensuelle depuis décembre (+0,9%), une embellie bien plus marquée que prévu.
Même la confirmation de la note “AAA” des Etats-Unis par l’agence de notation Fitch, une dizaine de jours après que sa concurrente Standard & Poor’s l’a abaissée, n’a pas réussi à renverser la tendance. Fitch a également précisé qu’elle n’envisageait pas de l’abaisser à moyen terme.
“C’est une bonne nouvelle même si cette annonce était largement anticipée par les investisseurs et aura au final peu d’impact”, a commenté Alexandre Baradez, analyste marchés chez Saxo Banque.
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| ères mondiales à la clôture (Photo : AFP) |
L’attention des marchés était focalisée en fin d’après-midi sur la réunion entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à l’Elysée, consacrée à la gouvernance économique de la zone euro.
L’Allemagne avait prévenu lundi qu’il ne fallait pas espérer de “résultats spectaculaires” et que la question des euro-obligations, réclamées en choeur par certains dirigeants européens, ne figurait notamment pas à l’ordre du jour.
Pourtant, des députés du parti CDU d’Angela Merkel ont levé mardi ce tabou.
“Nous devons aussi en Allemagne nous poser la question de savoir à quelles conditions nous pourrions accepter des euro-obligations”, a dit Burkhard Balz, député européen de la CDU, cité par le journal économique Handelsblatt.
M. Sarkozy et Mme Merkel devaient donner après leur entrevue une conférence de presse, avant un dîner de travail.
Sur les marchés obligataires, une bonne nouvelle est venue mardi d’Athènes puisque la Grèce a réussi à lever mardi 1,3 milliard d’euros à 3 mois en bénéficiant d’un taux en légère baisse à 4,5%.
Autre pays dans la tourmente, l’Espagne a elle émis pour 5,7 milliards d’euros d’obligations à 12 et 18 mois avec des taux également en baisse par rapport à la précédente émission fin juillet.
Cette détente sur le marché des taux doit sans doute beaucoup à la Banque centrale européenne (BCE) qui a déboursé le montant record de 22 milliards d’euros la semaine dernière pour racheter des obligations publiques de pays dans le collimateur des marchés.




