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à Bruxelles (Photo : Michel Euler)

[16/08/2011 07:53:46] PARIS (AFP) Les Bourses européennes ont ouvert en légère baisse mardi, optant pour la prudence avant le sommet franco-allemand sur la gouvernance de la zone euro et pâtissant des mauvais chiffres de la croissance en Allemagne et en Espagne.

Après trois séances consécutives de hausse, Paris a ouvert en baisse de 0,73%, Londres de 0,68%, Francfort de 1,02%, Madrid de 0,65% et Milan de 0,28%.

Lundi, Paris avait gagné 0,78%, Londres 0,57%, Francfort 0,41%, Madrid 0,71%, et la Bourse suisse 1,37%. New York a effacé toutes ses pertes de la semaine dernière en engrangeant 1,90% pour le Dow Jones et 1,88% pour le Nasdaq.

Les marchés financiers mondiaux se montraient beaucoup plus attentistes mardi.

Les Bourses asiatiques les premières ont été très hésitantes: Tokyo a ainsi fini en légère hausse de 0,23% après une séance en dents de scie et Sydney a terminé en légère baisse de 0,86%. Séoul, fermée lundi, faisait figure d’exception en clôturant en forte hausse de 4,83%.

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ût 2011 (Photo : Miguel Medina)

En Europe, les investisseurs ont été refroidis par la publication de chiffres des croissances allemande et espagnole, avant l’ouverture des marchés. Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne n’a augmenté que de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au premier, soit un coup de frein plus brutal que prévu.

Quant au PIB espagnol, il a ralenti au deuxième trimestre, à 0,2% contre 0,3% au premier.

Les marchés attendaient la rencontre entre la chancelière allemande et le président français, prévue à 16H00 (14H00 GMT) au palais de l’Elysée à Paris, pour décider de leur orientation.

“Les marchés attendent un signe très fort: y a-t-il un pilote dans l’avion pour gouverner la zone euro? Va t-on enfin parler d’une même voix au sein du couple franco-allemand et cesser d’entretenir la cacophonie qui perdure depuis de longs mois et affolent les investisseurs?”, résumait un analyste parisien sous couvert d’anonymat.

Mais les déclarations de Paris comme de Berlin lundi ne laissaient guère de place à un optimisme débridé mardi.

“Il ne faut rien attendre de spectaculaire”, a ainsi averti un porte-parole de la chancelière, précisant notamment que la possible création d’euro-obligations “ne jouera aucun rôle” lors de la rencontre. Des députés de son parti (CDU) lèvent néanmoins mardi dans le quotidien Handelsblatt le tabou des euro-obligations, dont, officiellement, Berlin ne veut pas entendre parler.

Lors de ce sommet, il s’agira essentiellement de poursuivre les discussions sur la gouvernance de la zone euro, dans la foulée des décisions prises par les chefs d’Etat et de gouvernement européens fin juillet.

Signe des inquiétudes sur l’issue de la réunion, l’euro reculait, repassant sous la barre de 1,44 dollar, et l’or était en hausse à 1.766,50 dollars l’once contre 1.744,00 dollars lundi soir.