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Un homme passe devant la Bourse de Londres (Photo : Shaun Curry)

[18/07/2011 15:48:28] ZURICH (Suisse) (AFP) Les banques privées européennes ont lentement remonté la pente l’année dernière, mais leurs performances sont encore loin des résultats enregistrés avant la crise financière, a indiqué lundi le cabinet McKinsey.

Les 160 banques de 26 pays passées en revue par le cabinet ont vu leurs actifs sous gestion augmenter de 9% sur un an. Seulement 2% de cette progression provient d’entrées nettes d’argent nouveau – les dépôts de clientèle – tandis que le reste est à mettre sur le compte de l’appréciation des marchés, selon l’étude.

“Il s’agit d’une amélioration modeste comparé à 2009 où les afflux nets avaient progressé de 1%, ce qui suggère que les clients ne regagnent que lentement confiance” dans les établissements financiers, a précisé McKinsey.

A titre de comparaison, les afflux d’argent nouveau avaient atteint 7% à 8% entre 2005 et 2007, avant le début de la crise financière.

La tendance est identique pour la rentabilité des banques privées. La marge opérationnelle s’est ainsi améliorée de 4 points de base l’année dernière, mais se trouve toujours 11 points en dessous des marges dégagées sur la période de 2005 à 2007.

Les six premiers mois de l’année en cours ont démontré que “malgré la reprise, les marchés demeurent incertains et volatils et devraient rester dans cette situation à court terme”, a prévenu McKinsey.

“L’un des principaux défis du secteur sera le renforcement et le changement de régulation” du secteur financier notamment avec les nouveaux accords de Bâle III qui vont progressivement entrer en vigueur d’ici 2019, a estimé Frédéric Vandenberghe, responsable pour les banques européennes chez McKinsey.

Cette situation va pousser les banques privées à “améliorer d’avantage leurs processus de consultation, ce qui va entraîner une pression supplémentaire à la baisse sur les marges”, a-t-il averti.

Le vieillissement de la population et le besoin de financement des retraites, ainsi que le renoncement à certaines transaction notamment dans les acquisitions devraient cependant soutenir la croissance des banques privées en dépit d’une fiscalité plus contraignante.