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érence de presse à Paris, le 17 février 2010. (Photo : Eric Piermont)

[10/02/2011 11:18:49] PARIS (AFP) Avec un bénéfice net en hausse de 30% en 2010 et une “robustesse à toute épreuve”, Publicis confirme la reprise indéniable du marché publicitaire français qui avait été ravagé par la crise en 2009, le leader du secteur se disant même “plus fort” au sortir de cette épreuve.

“La situation est très bonne à tous points de vue, l’impact de la crise est clairement passé. Si on prend la photographie de Publicis avant la crise puis après la crise, nous sommes incommensurablement plus forts”, a résumé le président du directoire, Maurice Lévy.

“Notre situation financière et notre bilan sont d’une robustesse à toute épreuve”, s’est-il félicité lors de la présentation des résultats financiers jeudi.

Pour l’année 2010, le groupe affiche ainsi un bénéfice net en hausse de 30%, à 526 millions d’euros, et 8,3% de croissance organique – la valeur-clé du secteur – “c’est bien au-delà des attentes du marché”, a souligné M. Lévy.

Pour le seul quatrième trimestre, cette croissance organique s’est même élevée à 12,5%, “cela ne s’était pas vu depuis les années 1990”, a rappelé le président du directoire.

Vers 10h30 à la Bourse de Paris, le titre Publicis affichait une progression de quelque 4,54% à 40,82 euros, dans un marché en recul de 0,82%.

Pour l’année écoulée, le chiffre d’affaires s’est ainsi établi à 5,418 milliards d’euros, en hausse de 19,8%, contre 4,524 milliards pour l’année 2009 (alors en recul de 9,8% par rapport à 2008).

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Le logo du groupe Publicis (Photo : Eric Piermont)

Toutes les activités de Publicis ont été en progression en 2010: dans le détail, 32,6% des revenus sont issus de la publicité, 20% des médias, 47,4% des activités numériques.

L’objectif du groupe publicitaire est de tirer “à moyen terme 35% de ses revenus du numérique et 30% en provenance des marchés émergents”, a rappelé Maurice Lévy.

D’un point de vue géographique, toutes les régions “sans exception” affichent de la croissance, qui atteint même les deux chiffres au Mexique, en Inde, au Brésil, aux Etats-Unis, en France, en Russie, en Turquie, en Corée et à Singapour.

“Nous sommes ambitieux concernant la Chine, nous voulons doubler notre taille dans ce pays d’ici trois ans, et plus tard, nous souhaitons que la Chine devienne notre deuxième marché derrière les Etats-Unis”, a indiqué M. Lévy, alors que la Chine ne représente actuellement que 3,7% du chiffre d’affaires du groupe publicitaire.

“Nous sommes présents dans une quarantaine de villes. Mais nous devons renforcer nos liens avec les clients, sélectionner plus de marques à potentiel et procéder à des acquisitions: il y a besoin d’en faire dans quasiment tous les domaines car c’est un marché immense”, a-t-il insisté.

Concernant 2011, Maurice Lévy n’a présenté aucune perspective chiffrée: rappelant que les prévisions du marché pour 2011 tablaient en moyenne sur une croissance de 4,6%, le président du directoire a simplement affirmé qu’il “pensait faire mieux”.

Publicis a “toutes les chances de surperformer le marché pour les deux ou trois ans à venir, on a de bonnes bases pour pouvoir continuer à croître plus vite” que le marché, selon lui.

Concernant son propre mandat qui arrive à échéance le 31 décembre 2011, et qu’il a déjà accepté de prolonger à la demande du conseil de surveillance, Maurice Lévy n’a pas souhaité “fixer de terme” pour son départ, indiquant qu’il “déciderait en fonction de l’évolution de la situation”.