Commerce extérieur : Le monde est en crise ? Balayons devant notre porte !

Comment parvenir à 40% de contribution des exportations à la croissance ?
Comment diversifier la base des exportations en portant de 26 à 30% la part des
services ? Comment varier les marchés à la faveur des accords de libre-échange ?

Les objectifs du commerce extérieur de la Tunisie à l’horizon 2014 sont
ambitieux comme on le voit… Malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à
faire, non pas par manque de vision ou de courage, mais à cause de ce qui se
passe dans le monde. De simple lucidité, l’ambiance internationale n’a jamais
été aussi malsaine avec le bras de fer qui oppose les Américains aux Chinois, la
cascade de situations de cessation de payement en Europe, la prochaine bataille
des Terres Rares, les secousses telluriques d’écho des dernières crises
financière et économique, l’OMC qui fait le spectateur, le G20 qui n’a plus
aucun sens…

Tout cela empoisonne le commerce international mais la Tunisie a fait le choix
de s’arrêter au ras des pâquerettes ; genre ”On balaie d’abord devant notre
porte!” Et, en vérité, cela n’est pas dénué de sens, comme pour dire que les
moments de crise sont aussi de bons moments pour rattraper du retard fait coté
local.

Le Conseil ministériel du 24 novembre a ainsi donné une foule de mesures
qualitatives, aussi bien en matière de promotion du climat des affaires et de
l’exportation ‘élargir les zones de libre-échange, améliorer le dispositif
d’appui à l’exportation, assouplir les procédures, véhiculer un système de
facilitations et le PMN des services d’exportation), qu’en matière d’appui et
amélioration des politiques promotionnelles (mise en oeuvre du 3è programme de
développement des exportations, promouvoir les interventions du FAMEX et du
FOPRODEX, rationaliser la participation aux foires et salons, renforcer
l’installation des entreprises exportatrices à l’étranger et élaborer des
stratégies d’accès aux marchés prometteurs.

Autant de mesures concrètes qui aideront sans le moindre doute à ouvrir de plus
larges perspectives aux exportations tunisiennes. Reste le plus difficile ; la
créativité et la persévérance des acteurs !