[03/03/2010 12:39:32] BERLIN (AFP)
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| Le logo du groupe Adidas (Photo : Timm Schamberger) |
Le numéro deux mondial des équipements sportifs, l’allemand Adidas, a publié mercredi des résultats en forte baisse pour 2009, portant comme prévu la marque d’un recul prononcé de la demande, mais a promis de faire mieux cette année notamment grâce au Mondial-2010 de football.
Le bénéfice net du groupe bavarois a chuté de 62% sur un an à 245 millions d’euros. Le recul atteint 64% au seul quatrième trimestre, à 19 millions d’euros. Le quatrième trimestre est traditionnellement faible pour Adidas, l’an dernier il a de surcroît été marqué par des frais marketing élevés.
Alors que la crise faisait rage sur tous les marchés, la demande pour les produits du groupe — la marque aux trois bandes Adidas, Reebok, et les produits de golf TaylorMade — a souffert partout, sauf en Amérique Latine. Le chiffre d’affaires annuel d’Adidas a reculé de 4%, à 10,38 milliards d’euros, dans la fourchette annoncée par le groupe (1 à 5%).
Adidas tire un petit réconfort du fait que les ventes de Reebok ont grimpé sur un an au quatrième trimestre, pour la première fois depuis l’acquisition en 2005 du groupe américain, dont l’intégration s’est avérée difficile.
Au titre de 2009, Adidas va proposer un dividende de 0,35 euro par action, en baisse de 20%. Mais la société a aussi annoncé un geste envers ses actionnaires, à qui elle promet de redistribuer dorénavant entre 20% et 40% de ses bénéfices sous forme de dividendes, contre 15% à 25% à l’heure actuelle.
Pour cette année, le groupe table sur un redressement de ses ventes, avec une hausse du chiffre d’affaires corrigé des effets de change entre 1% et 6%. Le pronostic apparaît conservateur pour une année marquée par le Mondial-2010 de football, discipline où la marque Adidas est numéro un mondial.
Malgré les signes de reprise économique, “une reprise plus lente de la demande des consommateurs et une attitude toujours prudente des commerçants vont freiner l’évolution du chiffre d’affaires”, explique le groupe.
Au niveau des bénéfices, il s’attend toutefois à une nette croissance, avec une estimation de bénéfice par action de 1,90 à 2,15 euros, contre 1,22 euro en 2009.



