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| ésente le Kindle DX, le 6 mai 2009 à New York (Photo : Emmanuel Dunand) |
[20/01/2010 19:08:32] NEW YORK (AFP) Le groupe internet américain Amazon.com a annoncé mercredi une nouvelle politique de rémunération pour les auteurs et éditeurs publiés électroniquement sur le Kindle, leur permettant de recevoir jusqu’à 70% du prix de vente des titres.
Le groupe a indiqué que cette nouvelle politique pourrait permettre de verser 6,25 dollars de droit d’auteur sur un titre vendu 8,99 dollars, contre 3,25 dollars pour la politique actuelle, qui restera d’ailleurs en vigueur pour certains titres.
En effet, certaines conditions sont posées pour pouvoir bénéficier de ce meilleur partage des recettes: les titres devront être vendus entre 2,99 et 9,99 dollars, et moins cher d’au moins 20% que la version papier.
L’éditeur devra également accepter d’ajouter la version audio, ainsi que d’autres fonctionnalités appelées à être ajoutées sur le livre électronique d’Amazon, pionnier du secteur et leader sur le marché.
“Aujourd’hui les auteurs reçoivent souvent des royalties sur 7 à 15% du prix papier établi par les éditeurs, ou 25% de ce que perçoivent les éditeurs sur la version numérique”, a souligné un responsable de Kindle, Russ Grandinetti, cité dans un communiqué.
“Nous sommes ravis que cette nouvelle option de 70% de droits nous aide à verser plus de droits aux auteurs quand les lecteurs choisissent leurs livres”, a-t-il ajouté.
Cette nouvelle politique de rémunération est annoncée alors que le Kindle fait face à une concurrence accrue, notamment de la part du libraire américain Barnes and Noble, avec son livre électronique Nook.
Pour Mark Mahaney, analyste de la banque Citigroup, l’annonce d’Amazon est une façon de “contrer la concurrence émergeant sur les droits d’auteur venue d’Apple, et deuxièmement, de pousser à la baisse le prix des livres électroniques, ce qui aiderait à accélérer leur adoption et à gonfler (leurs) ventes”.
Le fabricant informatique Apple doit quant à lui présenter la semaine prochaine un nouvel appareil, et les rumeurs se multiplient sur les discussions qui seraient en cours avec divers fournisseurs de contenus adaptés à cette probable nouvelle “tablette” électronique.
Selon M. Mahaney, Amazon verserait à l’heure actuelle environ 50% de droits sur chaque titre électronique vendu. Cette politique, que le géant du commerce électronique n’a jamais rendue publique, resterait en vigueur pour ceux n’acceptant pas les conditions posées pour des droits de 70%.
Amazon devrait rester leader sur ce marché, a estimé M. Mahaney, évaluant à “au moins deux millions” les ventes de Kindle en 2009, soit 70% du marché, et à 80% la part de marché d’Amazon dans les titres électroniques (35 millions de titres, selon ses estimations) en 2009.



