[30/07/2009 16:27:52] PARIS (AFP)
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| énéral délégué de Renault, le 12 février 2009 à Boulogne-Billancourt (Photo : Eric Piermont) |
Après PSA Peugeot Citroën, Renault, sévèrement touché par la crise, a annoncé à son tour une très lourde perte au premier semestre, mais le constructeur pense que la suite de l’année s’annonce sous de meilleurs auspices, grâce notamment au renouvellement de sa gamme.
Renault a enregistré au premier semestre une chute de son chiffre d’affaires de près de 24%, conduisant à une perte nette de 2,7 milliards d’euros.
Le groupe a vendu 1,1 million de véhicules, soit une baisse de 16,5% identique à celle du marché mondial, ce qui a laissé sa part de marché inchangée à 3,7%.
“Renault a été sévèrement touché par la crise”, a observé le directeur général délégué Patrick Pelata, en reconnaissant que le maintien de la part de marché était “en-dessous des attentes” du groupe.
Mercredi, PSA avait annoncé de son côté une perte nette de 962 millions d’euros au premier semestre.
Mais au deuxième semestre, Renault table sur le plein effet du renouvellement de sa gamme Mégane, et notamment le nouveau monospace Scénic récemment lancé, ainsi que la version restylée de la Clio III.
Le groupe a donc maintenu ses objectifs pour l’année d’une hausse de sa part de marché mondiale.
De fait, Renault s’attend au deuxième semestre à des marchés moins détériorés que prévu, notamment en Europe grâce aux primes à la casse, où l’année devrait se terminer sur un recul limité à 8%, après une baisse de près de 14% au premier semestre, selon le constructeur.
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| Logo de Renault (Photo : Eric Piermont) |
“Notre solide carnet de commandes nous rend confiants que le second semestre sera meilleur que le premier” avec “des niveaux de production mieux en ligne avec les volumes de ventes”, a déclaré M. Pelata.
Il a rappelé que les primes à la casse ont été mises en place juste après la forte réduction de la production à la fin 2008. Du coup, Renault a plutôt moins bien tiré partie de ces primes, notamment sur le marché allemand, faute de stocks disponibles.
Mais depuis, la production a été relancée. Le groupe a fabriqué 88.000 voitures de plus que ses prévisions au premier semestre, et va encore dépasser de 164.000 voitures ses plans de charge du second semestre.
Le constructeur s’appuie aussi sur une situation financière améliorée, grâce à son programme de réduction des coûts, notamment en diminuant ses stocks et sa masse salariale.
Des “résultats encourageants” qui “confirment la pertinence de la stratégie de traversée de crise”, a commenté Patrick Pelata.
“Nous avons passé la première porte sans être déséquilibrés et nous sommes suffisamment stables pour regarder le passage de la prochaine porte, le deuxième semestre, et des portes suivantes”, a résumé le directeur général délégué, en comparant Renault à un skieur lancé dans un slalom.
Et parallèlement, Renault prépare “l’après-crise” avec notamment “la commercialisation en masse de véhicules électriques”, “le renforcement de la présence sur les marchés émergents” et “l’accélération des synergies avec Nissan”, a ajouté Patrick Pelata.




