Tunisie – Entreprises : La bonne gouvernance aura bientôt son institut

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a décidé de créer un Institut
tunisien de gouvernance d’entreprise et a lancé un concours pour choisir un
logo à ce nouvel établissement.

Il s’agit d’un centre de recherche, de formation et de diffusion des bonnes
pratiques de gouvernance des entreprises. La création de cet organisme à but
non lucratif a été rendue nécessaire par l’urgence qu’il y a à améliorer, en
Tunisie, la connaissance et la compréhension des grands principes de bonne
gouvernance de l’entreprise.

L’Institut se propose, d’abord, d’établir un partenariat avec les
institutions similaires étrangères et de développer, ensuite, une expertise
nationale en la matière.

La démarche générale consistera à assurer une adéquation entre les
réalisations de l’Institut avec le savoir-faire international tout en
mettant l’accent sur les spécificités de l’entreprise tunisienne.

Actuellement, il y a plus de 150 instituts d’administration et/ou de
gouvernance d’entreprise dans le monde. Ces établissements, tout autant que
des fondations et des sociétés de conseil, développent des expertises selon
les besoins exprimés des entreprises.

En gros, l’Institut, qui privilégiera son indépendance, a reçu pour mission
d’élaborer, avec des partenaires internationaux, «un indice de gouvernance»,
d’assurer la formation des cadres des entreprises et de promouvoir la
recherche.

L’indice de la gouvernance d’entreprise sera utilisé afin d’évaluer
l’engagement de l’entreprise à appliquer les meilleures pratiques (best
practices) de gouvernance et de certifier sa conformité avec le guide de
bonne gouvernance.

S’agissant de la formation, l’offre de l’Institut consistera à dispenser
deux principaux programmes. Le premier est dédié aux administrateurs tandis
que le second est destiné à la formation spécifique des managers. Il s’agit
d’une initiation à l’audit, la finance, l’éthique, la responsabilité des
entreprises, la comptabilité…

Une bonne nouvelle mérite d’être signalée. L’Institut pratiquera la
codiplomation et lancera, en partenariat avec une université publique, un
master. L’Institut tiendra, à la disposition des entreprises, une liste
d’administrateurs indépendants et encouragera à en recruter.

Au chapitre de la recherche, l’Institut aura à organiser des manifestations
en rapport avec la gouvernance d’entreprise, à développer la réflexion sur
l’indice et sous-indices de gouvernance, à piloter des campagnes de
sensibilisation et d’information sur la gouvernance et à confectionner des
supports de vulgarisation (revue, sites électroniques, site web…).

Quant aux ressources de l’Institut, elles seront assurées par les recettes
des services de formation, frais de certification et subvention de donateurs
internationaux.