Patronat : Denis Gautier-Sauvagnac s’apprête à tourner la page de l’UIMM

 
 
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L’ancien président de l’organisation patronale de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac le 26 septembre 2007 à Paris (Photo : Mehdi Fedouach)

[11/12/2007 17:19:33] PARIS (AFP) L’ex-président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, mis en cause dans une affaire de retraits suspects de fonds, a annoncé mardi qu’il quitterait l’organisation patronale en 2008 pour prendre sa retraite, une fois assurée sa succession à la tête de l’UIMM.

“A l’occasion du conseil exceptionnel de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac”, qui est encore son délégué général, “a annoncé qu’il partirait à la retraite en 2008”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie.

L’élection du nouveau président aura lieu le 20 décembre, date de la fin de la campagne pour la succession, a-t-il été décidé lors de ce conseil exceptionnel, selon cette source.

Quatre candidats briguent le poste: Jean-Paul Béchat, ex-patron de Safran, Yvon Jacob, président de la Fédération des industries mécaniques (FIM), Jean-Jacques Leguay, PDG de Stein Energie, et Frédéric Saint-Geours, qui va quitter ses fonctions de directeur général de la marque Peugeot au 1er janvier.

Denis Gautier-Sauvagnac, surnommé “DGS”, a indiqué mardi qu’il restait à la disposition du nouveau président “autant que besoin” et “assurerait toutes les transitions nécessaires”, selon le porte-parole.

Autrement dit, DGS conservera ses fonctions tant qu’un nouveau délégué général ne sera pas désigné par le nouveau président. Or le processus de recrutement pourrait prendre du temps.

“Le délégué général occupe un poste clé: c’est lui qui dirige toute l’institution et qui mène les négociations pour la métallurgie; ce n’est pas un profil facile à trouver, d’autant que la fonction requiert une très grande disponibilité”, indique-t-on de source proche de l’UIMM.

Le nouveau délégué général devra en effet représenter les intérêts de 45.000 entreprises et près de deux millions de salariés.

A 64 ans, Denis Gautier-Sauvagnac aura passé 14 années au sein de la fédération patronale, la plus riche et la plus puissante du Medef, qu’il présidait depuis 2006.

Mis en cause dans une affaire de retraits suspects dans les caisses de l’organisation, il a démissionné le 15 novembre de la présidence. Une information judiciaire le visant, pour abus de confiance, a été ouverte la semaine dernière.

Secouée par ce scandale, l’UIMM s’est engagée dans un processus de transparence financière qui doit notamment conduire à la publication de comptes certifiés à partir du 1er janvier.

Le futur président de l’Union devrait avoir à coeur d’incarner un certain renouveau. Les quatre candidats à ce poste se sont d’ores et déjà prononcés en faveur d’une dissociation des fonctions de président et de délégué général, que M. Gautier-Sauvagnac cumulait depuis plus d’un an.

Auditionnés mardi par les membres du conseil de l’UIMM, ils ont tour à tour décliné leurs parcours et présenté leurs programmes.

Parmi eux, deux figures du sérail patronal: Yvon Jacob, qui a déjà brigué en vain la présidence du Medef en 2005, et Jean-Paul Béchat, grand patron de l’aéronautique, contraint de quitter le groupe Safran en septembre.

Jean-Jacques Leguay présente quant à lui un profil moins “parisien” puisqu’il préside une chambre syndicale territoriale, l’UIMM Alsace.

Enfin, Frédéric Saint-Geours peut se targuer d’une expérience des relations sociales acquise au sein de PSA.

 11/12/2007 17:19:33 – © 2007 AFP