Textile/habillement : Urgences qualitatives

Par : Autres

Textile/habillement

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Par
Maryam
OMAR

 

Le gouverneur de la Banque centrale vient d’inviter les professionnels du
textile/habillement à changer d’attitude envers le marché. Il est vrai qu’à
part celles qui constituent le haut du panier, le gros des troupes ne semble
pas pressé de quitter les habitudes installées depuis des décennies :
structure familiale, sous-traitance, facteurs de production inchangés…

 

Les propos du Gardien du Temple (à la faveur de la parution du 46ème
rapport annuel de la BCT) semblent insister sur le timing urgent que
nécessite la situation. Il a rappelé que la fin des Accords multifibres
ouvre totalement le marché du textile aux fournisseurs asiatiques, en
particulier la Chine, et soumet ce secteur à rude concurrence. Puis, il a
particulièrement insisté sur l’impératif d’accélérer l’application de
la stratégie mise en place à cet effet (c’est-à-dire le Programme de mise à
niveau, le programme qualité, l’amélioration des exportations…).

 

Pour M. Baccar, l’urgence ne fait aucun doute quand il soutient que
‘’…l’industrie du textile et de l’habillement est appelée à réaliser, dans
les délais les plus courts, le saut qualitatif recherché et à atteindre les
niveaux requis en matière d’efficience et de compétitivité en investissant
les créneaux à haute valeur ajoutée.’’

 

Recherchant apparemment à être le plus explicite possible, il cite nommément
les trois principaux facteurs qu’il estime capitaux dans la réussite de
cette stratégie :

 

– modernisation des procédés de production,

– passage de la simple sous-traitance, actuellement prédominante, à la co-traitance,

– participation active dans la conception du produit fini.

 

Une entreprise avertie n’en vaut-elle pas deux ?

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