Le gouvernement a soumis, le 15 octobre dernier, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le projet de loi de finances et le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2027, ouvrant ainsi la voie à l’examen des principales orientations de la politique budgétaire et des équilibres financiers de l’Etat.
Dès lors, les commissions parlementaires compétentes ont entamé l’examen du projet, en se penchant sur les grands équilibres budgétaires et financiers et sur le calendrier des auditions des membres du gouvernement.
Selon la circulaire n°2, publiée en avril dernier par la cheffe du gouvernement et adressée aux ministres, aux secrétaires d’État, aux responsables des structures publiques, aux gouverneurs et aux chefs de programmes, l’élaboration du projet de budget de l’État pour 2027 s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du Plan de développement 2026-2030.
Cette démarche accorde une place centrale à la mobilisation des leviers de création de richesse, à travers une meilleure valorisation des ressources disponibles et le développement des secteurs à forte valeur ajoutée. Elle vise à impulser un modèle de développement inclusif, fondé sur la justice sociale et une répartition plus équitable des richesses, tout en opérant une rupture avec les anciens modes de gestion des ressources publiques. Cette nouvelle approche repose sur un ensemble de principes et de choix stratégiques destinés à renforcer l’efficacité de l’action publique et à soutenir une croissance durable.
D’après les données et les estimations figurant dans le projet de loi de finances pour 2027, le budget de l’État, en crédits de paiement, devrait s’établir à 68,895 milliards de dinars, contre 63,575 milliards de dinars prévus par la loi de finances 2026, soit une progression de 8,37%.
Les recettes budgétaires de l’État sont estimées à 54,280 milliards de dinars.
La structure des ressources budgétaires demeure largement dominée par les recettes fiscales, qui devraient atteindre 49,6 milliards de dinars. Les recettes non fiscales sont, pour leur part, estimées à 4,330 milliards de dinars, tandis que les dons extérieurs devraient s’élever à 350 millions de dinars.
Par ailleurs, les crédits d’engagement destinés à couvrir les dépenses du budget de l’État au titre de l’exercice 2027 ont été fixés à 73 milliards de dinars.
Pour assurer le financement du déficit budgétaire et couvrir les charges de la trésorerie de l’État, estimées à 28,122 milliards de dinars, le projet de loi prévoit la mobilisation de ressources de financement à hauteur de ce montant.
Ces ressources devraient provenir principalement de l’emprunt intérieur, dont le volume est estimé à 19,845 milliards de dinars, et de l’emprunt extérieur, prévu à hauteur de 6,877 milliards de dinars. Le recours à d’autres ressources de trésorerie devrait, quant à lui, permettre de mobiliser environ 1,4 milliard de dinars supplémentaires.
S’agissant des ressources humaines, le nombre total des agents autorisés au titre de l’année 2027 dans la fonction publique est fixé à 692 702 agents. Cet effectif englobe le personnel des différents ministères, des services centraux et régionaux et des établissements et institutions publics qui leur sont rattachés.
Enfin, les ressources et les dépenses des établissements publics rattachés au budget de l’État par voie réglementaire ont été arrêtées à 1,692 milliard de dinars.


