Le taux de disponibilité des semences sélectionnées de céréales en Tunisie ne dépasse pas 25 % des besoins nationaux.

Le reste étant assuré essentiellement par les semences de ferme produites par les agriculteurs eux-mêmes.

C’est ce qu’a indiqué l’ingénieur en chef à l’Institut national des grandes cultures (INGC) et coordinateur des gouvernorats du Grand Tunis et de Bizerte, Fadi Ghdhifi, en marge d’une journée d’information organisée, mardi, par l’INGC au siège de l’Institut national de pédagogie et de formation continue à Sidi Thabet dans le gouvernorat de l’Ariana.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs engagés en prévision de la campagne céréalière dans les gouvernorats du Grand Tunis.

Dans une déclaration à la correspondante de l’agence TAP à l’Ariana, Ghdhifi a mis en avant les atouts des semences sélectionnées, citant en exemple, le taux de germination élevé, la pureté variétale et la qualité garantie.

Il a précisé que leur production et leur multiplication sont assurées par quatre sociétés spécialisées, en l’occurrence deux coopératives et deux entreprises privées, soumises au contrôle de l’État et au suivi technique des structures de recherche.

L’ingénieur a également mis l’accent sur la nécessité de pratiquer la rotation des cultures, déconseillant la monoculture céréalière répétée.

Il a appelé à intégrer les légumineuses et les cultures industrielles dans l’assolement pour préserver la fertilité des sols et limiter la propagation des maladies et des ravageurs agricoles.

L’INGC prévoit de poursuivre l’organisation de journées d’information similaires dans les différents gouvernorats afin de sensibiliser les agriculteurs et de les accompagner tout au long de la saison agricole.