Les hypothèses économiques retenues dans le “projet du bilan économique 2027” sont-elles à la hauteur des ambitions affichées ?
La commission des finances et du budget relevant du Conseil national des régions et des districts (CNRD) s’est penchée sur la question lors d’une séance de travail tenue ce mardi, selon un communiqué du Conseil.
Les membres ont interrogé la capacité des choix économiques proposés à stimuler la croissance, l’investissement et l’emploi, dans un contexte de défis structurels et de mutations internationales.
Le bilan table sur une croissance de 3,1% en 2027 contre 2,7% en 2026, et un taux d’investissement de 16,4% du PIB contre 15,5%.
Diversification, compétitivité et climat des affaires
Les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de diversifier la base économique et de consolider les secteurs à forte valeur ajoutée.
La levée des obstacles administratifs et législatifs freinant les projets d’investissement a été jugée urgente pour atteindre les cibles fixées.
Commerce extérieur et souveraineté économique
Les objectifs de 2027 supposent une hausse des exportations à 8% contre 7,5% en 2026 et un recul des importations à 7,9%, contre 10%.
Pour y parvenir, les membres ont plaidé pour des politiques de soutien à la production nationale, afin de réduire la dépendance économique et d’améliorer les équilibres commerciaux.
Le déficit énergétique a a été au centre des débats sur la souveraineté économique. Les membres ont appelé à accélérer les projets d’énergies renouvelables et à garantir l’efficacité énergétique pour alléger la facture des importations.
Sécurité alimentaire et financement de l’investissement
La sécurité alimentaire et hydrique a également retenu l’attention. A ce titre, l’amélioration de la productivité agricole, le développement des infrastructures hydrauliques et l’accélération des projets de dessalement figurent parmi les priorités identifiées.
Au terme de la réunion, les membres ont plaidé pour la diversification des sources de financement et le renforcement du partenariat public-privé, notamment à travers des projets construits et exploités par le secteur privé pendant une durée déterminée avant leur transfert de propriété au secteur public.


