Quelque 13 550 travailleurs ont été intégrés directement au sein de leurs entreprises, tandis que 86 431 contrats de travail à durée déterminée (CDD) ont été convertis en contrats à durée indéterminée (CDI), en application de la loi n° 9 de 2025 relative à la réglementation des contrats de travail et à l’interdiction de la sous-traitance, selon le document du projet de budget économique pour 2027.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à promouvoir le travail décent et sécurisé et à lutter contre la précarité de l’emploi.
Parmi les mesures prévues pour 2026 dans le cadre de la politique sociale figure le renforcement du programme « Amen Social » et l’amélioration du nombre des bénéficiaires des aides.
À ce titre, l’allocation mensuelle a été portée à 280 dinars et une aide supplémentaire est accordée pour chaque enfant à charge. Un protocole encadrant le renouvellement du bénéfice des transferts monétaires directs a également été établi afin d’améliorer le ciblage des bénéficiaires.
Les crédits alloués au programme « Amen Social » au titre de l’année 2026 s’élèvent à près de 1 774 millions de dinars, soit environ 1 % du produit intérieur brut (PIB).
Dans le cadre du soutien aux enfants et aux familles, les allocations familiales ont bénéficié à plus de 137 000 enfants âgés de moins de six ans et à 463 000 enfants âgés de 6 à 18 ans. Par ailleurs, près de 637 000 élèves et quelque 17 000 étudiants ont bénéficié d’aides à la rentrée scolaire et universitaire, afin de favoriser l’égalité des chances et de prévenir le décrochage scolaire.
Les efforts portent également sur le renforcement de l’autonomisation économique des catégories vulnérables et l’amélioration de leurs perspectives d’insertion professionnelle.
Dans ce cadre, la mise en œuvre de 800 projets de création de sources de revenus a été engagée afin de favoriser l’autonomie des bénéficiaires.
Par ailleurs, la loi de finances pour 2026 prévoit la création d’un fonds dédié à la promotion des personnes en situation de handicap, destiné à soutenir leur inclusion économique et sociale. Ce fonds doit notamment financer des actions de formation et d’insertion professionnelle, encourager la création de projets et favoriser leur participation aux activités économiques, sportives et culturelles.
Une enveloppe d’environ 6 millions de dinars a également été allouée à l’autonomisation économique des personnes en situation de handicap.
En outre, une nouvelle plateforme numérique a été mise en place pour faciliter l’octroi et le renouvellement de la carte de handicap.
En ce qui concerne la protection sociale, les mesures prévues comprennent le renforcement de l’accompagnement social au profit de 2 290 travailleurs ayant perdu leur emploi, ainsi que la prise en charge par l’état des cotisations patronales de sécurité sociale pour les diplômés de l’enseignement supérieur récemment recrutés.
Elles prévoient également l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des droits de douane sur l’acquisition d’équipements et de matériels médicaux destinés aux polycliniques de sécurité sociale.
Les efforts portent aussi sur le renforcement des ressources financières des caisses sociales et l’élaboration des textes législatifs et réglementaires relatifs au Fonds de protection sociale des travailleuses agricoles et au Fonds d’assurance contre la perte d’emploi pour des raisons économiques. Le taux global de couverture sociale a atteint 81,94 % en 2026.
S’agissant de la migration et du soutien aux Tunisiens à l’étranger, les orientations prévoient le développement du système national d’information sur la migration et la numérisation de la gestion administrative des dossiers des étrangers.
Elles comprennent également l’élaboration du deuxième rapport national volontaire sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, présenté lors du deuxième Forum d’examen des migrations internationales, tenu à New York en mai 2026.
Parallèlement, le programme « THAMM+ », destiné à promouvoir la migration régulière et circulaire et à renforcer les possibilités de mobilité légale des travailleurs tunisiens, se poursuit.
Sa première phase a permis à 500 bénéficiaires d’obtenir des contrats de travail légaux, tandis que la deuxième a facilité la mobilité d’environ 2 500 travailleurs tunisiens vers la France.
Le programme prévoit également des actions de formation, de qualification et de placement professionnel au profit d’environ 2 000 jeunes femmes et hommes en Italie, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP).
Enfin, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance des politiques sociales, le programme prévoit le lancement d’une plateforme numérique nationale intégrée dédiée aux services de protection sociale, reposant sur le registre social unifié.


