En 2027, les programmes prévus pour le développement du système de santé porteront notamment sur l’acquisition de nouveaux équipements médicaux, pour un coût global estimé à 215 millions de dinars, selon le document du projet de budget économique pour 2027.
Ces équipements comprennent deux appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM),13 scanners et 120 appareils d’hémodialyse. Le programme prévoit également l’équipement de 13 salles de cathétérisme cardiaque, de cinq salles d’angiographie, de huit stations de traitement de l’eau et de 150 unités de soins dentaires.
L’achat de ces équipements s’inscrit dans le cadre du renforcement des infrastructures des établissements publics de santé et de l’amélioration de la qualité des services de santé.
D’autre part, les travaux se poursuivront dans les hôpitaux de Ghardimaou, Jelma, Makthar et Hafouz, tandis que le chantier de l’hôpital de Nefta a repris. Les travaux de construction de l’hôpital universitaire Roi Salmane à Kairouan ont également démarré, parallèlement à la réalisation des études relatives à la Cité médicale aghlabide.
Selon le document, les programmes de développement du système de santé prévoient la création de 18 nouveaux services dans les structures de santé publique et d’un service d’urgence au centre intermédiaire de Takelsa ( gouvernorat de Nabeul).
Ils comprennent aussi l’attribution du statut universitaire à l’hôpital régional de Ben Arous et à l’hôpital Mahmoud El Materi à Ariana, ainsi que la création de 21 services dans les hôpitaux régionaux du Kef, de Jendouba, de Kébili, de Tataouine, de Gabès, de Tozeur, de Siliana, de M’saken (gouvernorat de Sousse) et de Mahrès (gouvernorat de Sfax).
Enfin, le programme prévoit la création de cinq unités mobiles de secours et de réanimation dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, de Gafsa, de Béja et de Sousse.
S’agissant du développement du domaine du médicament et de l’industrie pharmaceutique, les orientations prévoient également l’achèvement de la stratégie nationale du médicament et le développement de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé.
Ces mesures ont pour objectif de soutenir la production locale, d’accélérer les procédures d’autorisation des médicaments, d’assurer la disponibilité des stocks stratégiques de médicaments et de produits pharmaceutiques, de simplifier les procédures et de numériser les circuits de distribution au sein de la Pharmacie centrale de Tunisie.
Les orientations prévoient aussi l’adoption d’un système électronique de dossier technique commun afin d’accélérer l’octroi des autorisations de mise sur le marché des médicaments, de renforcer la transparence et de garantir la conformité des médicaments tunisiens aux normes internationales.
Elles comprennent aussi le développement du portail numérique de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé, ainsi que la mise en place d’un système de management de la qualité au sein de l’agence.
Les mesures prévues portent également sur l’amélioration de la situation financière de la Pharmacie centrale de Tunisie, la régularité de l’approvisionnement en médicaments et la constitution d’un stock stratégique. Elles comprennent aussi la numérisation du circuit de distribution des médicaments et la généralisation de la chaîne du froid, en lien avec le système de gestion des stocks, à près de 500 structures de santé.
Pour ce qui est de la gouvernance du système de santé, les efforts seront déployés en faveur du renforcement du cadre réglementaire relatif à la gestion des urgences sanitaires et la révision de plusieurs textes de loi concernant les stupéfiants, la transplantation d’organes humains et la santé mentale.
Ils viseront également à développer les services numériques et à généraliser la dématérialisation des dossiers médicaux et scolaires, ainsi que du système de vaccination.
En 2026, le taux de numérisation des établissements de santé a atteint 81 % , contre 74 % en 2025. Par ailleurs, la proportion des centres de santé de base enregistrant les doses de vaccination via le portail national de vaccination a dépassé 90 % au cours de la même année.
Les services de radiologie et de consultations médicales à distance ont également été assurés dans 23 hôpitaux régionaux et trois hôpitaux locaux. La téléradiologie a, en outre, été étendue à 31 hôpitaux régionaux.
En matière d’investissement et d’exportation des services de santé, les orientations prévues pour 2027 portent sur le développement du cadre réglementaire du secteur privé de la santé, l’élaboration d’un projet de décret encadrant l’exportation des services de santé, ainsi que la finalisation des cahiers des charges relatifs aux structures d’hébergement et de prise en charge sanitaire des personnes âgées dépendantes et aux centres spécialisés dans l’exportation des services de santé.
Par ailleurs, la plateforme du registre national des patients étrangers a été mise en place. Depuis son lancement en 2025, elle a enregistré la participation de 84 cliniques privées et concerné des patients de 140 nationalités. Les travaux préparatoires de la deuxième phase du plan de gestion des risques ont également été engagés, dans le but de renforcer la transparence et la gouvernance, ainsi que d’améliorer la qualité des services de santé.


