La commission des finances et du budget du Conseil National des Régions et des Districts (CNRD) a entamé, lundi, l’examen du projet de budget économique pour 2027, qui présente les orientations, les hypothèses et les indicateurs économiques prévus pour l’année concernée.

Les députés ont passé en revue les principaux indicateurs et prévisions économiques figurant dans le projet, notamment les perspectives de croissance, estimées à 3,1 % en 2027 contre 2,7 % en 2026, l’augmentation du taux d’investissement par rapport au produit intérieur brut (PIB), de 15,5 % à 16,4 %, ainsi que des investissements directs étrangers qui devraient atteindre 4,8 milliards de dinars.

Les députés ont insisté sur la nécessité de vérifier le réalisme de ces prévisions et les conditions de leur concrétisation, ainsi que d’évaluer la capacité des politiques économiques et financières à les traduire en résultats tangibles en matière de production, d’investissement et d’emploi.

Les discussions ont également porté sur la cohérence entre les orientations économiques présentées dans le projet de budget économique et les objectifs et priorités du Plan de développement 2026-2030, qui constitue un cadre de référence pour l’orientation des politiques et des programmes de développement.

Les participants ont souligné, à cet égard, la nécessité de traduire ces priorités en projets répondant aux besoins réels des régions et des districts, tout en développant les mécanismes de suivi de leur mise en œuvre et d’évaluation de leurs résultats, afin d’améliorer l’efficacité de l’utilisation des crédits publics, de renforcer la transparence et de favoriser un développement équilibré.

S’agissant des équilibres financiers, la commission a soulevé la question de la réforme des entreprises et établissements publics confrontés à des difficultés financières récurrentes, ainsi que celle de l’efficacité des fonds et des crédits qui leur sont alloués.

Le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, a souligné l’importance pour le Conseil d’assumer pleinement ses responsabilités parlementaires dans l’examen des choix économiques et financiers de l’État et de mettre en œuvre ses prérogatives constitutionnelles et légales, afin de consolider son rôle législatif et de contrôle.

Il a également insisté sur la nécessité d’unir les efforts et d’agir dans un esprit de responsabilité nationale dans le cadre des relations institutionnelles avec l’Assemblée des Représentants du Peuple, tout en respectant les compétences respectives des deux institutions parlementaires.

Il a ajouté que l’examen du projet de budget économique exige une analyse approfondie de ses hypothèses et de ses indicateurs, ainsi qu’une vérification de leur réalisme et une évaluation de leurs retombées attendues sur l’investissement, l’emploi, l’activité économique et les conditions de vie des citoyens.

Il a souligné l’importance de suivre les résultats des politiques publiques et d’évaluer leur capacité à répondre aux besoins en matière de développement et aux attentes sociales dans les différentes régions du pays.

Plusieurs députés ont appelé à la mise à disposition d’une liste détaillée des projets publics locaux, régionaux, et dans les districts inscrits dans le Plan de développement 2026-2030.

Cette liste permettrait au Conseil national des régions et des districts d’exercer son rôle de contrôle dans le suivi de l’exécution du budget de l’État et des programmes du Plan de développement, ainsi que de formuler des propositions précises répondant aux exigences de la prochaine étape.