Développement logiciel, intelligence artificielle, cybersécurité, cloud et infrastructures : une étude de l’Organisation internationale du Travail (OIT), datée du 16 septembre 2026, identifie plusieurs domaines stratégiques pour les compétences numériques. Pour la Tunisie, l’enjeu est de rapprocher les formations des besoins des entreprises et des perspectives internationales.

Cinq domaines au cœur des besoins numériques

La cartographie attribuée à l’OIT examine les besoins tunisiens et ceux de cinq marchés européens : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie et le Luxembourg.

Elle met en évidence plusieurs familles de compétences : développement logiciel, données et intelligence artificielle, cybersécurité, cloud et pratiques DevOps, ainsi que réseaux et infrastructures numériques.

Ces domaines couvrent des fonctions complémentaires, de la conception d’applications à la gestion des systèmes informatiques, en passant par la protection des données et la maintenance des infrastructures.

Leur identification constitue un repère pour orienter les formations. Elle ne permet toutefois pas de déterminer quels métiers enregistrent actuellement le plus grand nombre de recrutements en Tunisie.

Formation et certifications : un enjeu d’adéquation

Au-delà des spécialités techniques, l’étude souligne l’importance des certifications, de la reconnaissance des qualifications et de l’adaptation des cursus.

Pour les établissements de formation, la question dépasse donc l’acquisition de connaissances techniques. Elle concerne également la capacité à préparer des profils dont les compétences peuvent être comprises, évaluées et reconnues par les employeurs.

Pour les entreprises tunisiennes, cette orientation invite à examiner l’adéquation entre les qualifications disponibles et les besoins opérationnels.

Quelles compétences numériques sont prioritaires pour la Tunisie et les marchés européens étudiés par l’OIT ? L’étude de l’OIT publiée le 16 septembre 2026 met en avant le développement logiciel, les données et l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud et DevOps, ainsi que les réseaux et infrastructures numériques. Elle insiste également sur l’adaptation des formations, les certifications et la reconnaissance des qualifications.

Entre opportunités internationales et fidélisation locale

Lecture économique WMC : la convergence de certains besoins tunisiens et européens peut ouvrir des perspectives professionnelles internationales, tout en renforçant l’intérêt d’une formation adaptée au marché local.

Cette ouverture soulève néanmoins une question : comment développer ces compétences sans fragiliser la capacité des entreprises tunisiennes à retenir leurs profils qualifiés ?

Une concurrence accrue pour les talents pourrait accentuer les besoins de formation et de fidélisation. Son intensité reste cependant à mesurer à partir de données locales.

L’étude fournit ainsi une grille de lecture structurelle, et non un baromètre des embauches de la semaine.

EN BREF

  • Une étude attribuée à l’OIT examine les besoins en compétences numériques de la Tunisie et de cinq marchés européens.
  • Les domaines identifiés comprennent le développement logiciel, les données et l’IA, la cybersécurité, le cloud et DevOps, ainsi que les réseaux et infrastructures.
  • Les certifications, la reconnaissance des qualifications et l’adaptation des cursus constituent des enjeux importants.
  • Pour la Tunisie, la formation doit répondre aux besoins des entreprises tout en accompagnant les perspectives internationales.
  • L’étude ne fournit pas de classement hebdomadaire des recrutements en Tunisie. L’intensité de la concurrence locale pour ces profils reste à documenter.

OIT