Inaugurée le 16 octobre 2026, la station de dessalement de Sidi Abdelhamid représente un investissement de 130 millions de dinars. Avec une capacité initiale annoncée de 50 000 m³ par jour, elle doit renforcer l’approvisionnement en eau de Sousse, Monastir et Mahdia.
La station de dessalement d’eau de mer de Sidi Abdelhamid, dans le gouvernorat de Sousse, a été officiellement inaugurée vendredi 16 octobre, en présence du ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh. Une étape institutionnelle importante pour une infrastructure qui avait déjà commencé à injecter de l’eau dessalée dans le réseau avant cette cérémonie.
Selon la Radio Nationale Tunisienne, le coût de réalisation de la station atteint 130 millions de dinars. L’inauguration intervient après les essais techniques précédant l’alimentation du réseau.
Une capacité appelée à doubler
La station dispose d’une capacité initiale annoncée de 50 000 mètres cubes d’eau par jour, extensible à 100 000 m³/jour. Cette seconde valeur constitue une possibilité d’extension et non un volume actuellement produit.
L’infrastructure doit contribuer à l’approvisionnement de trois gouvernorats : Sousse, Monastir et Mahdia. Elle représente ainsi un nouvel outil de sécurisation de l’alimentation en eau dans le Sahel.
Un enjeu économique pour les entreprises
Au-delà des besoins domestiques, la disponibilité de l’eau constitue un facteur important pour les activités touristiques, industrielles et les décisions d’investissement.
Pour les entreprises du Sahel, l’enjeu réside notamment dans la régularité de l’approvisionnement. Toutefois, les informations disponibles ne permettent pas encore de mesurer la réduction effective des interruptions de distribution imputable à cette installation.
Deux investissements à ne pas confondre
Le PDG de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), Abdelhamid Menja, a également évoqué un projet distinct de traitement et de raccordement, d’un montant de 230 millions de dinars.
Selon ses déclarations rapportées par la Radio Nationale, ces projets doivent contribuer à couvrir les besoins en eau de la population jusqu’en 2050. Il s’agit d’un objectif annoncé, et non d’une garantie de résultat.
Reste une question économique centrale : à quel coût l’eau dessalée sera-t-elle produite durablement ? La consommation énergétique, les charges d’exploitation et les volumes effectivement distribués seront déterminants pour apprécier la contribution réelle de cette infrastructure à la sécurité hydrique régionale.
Chiffres clés
- 130 MDT : coût de la station de dessalement de Sidi Abdelhamid.
- 50 000 m³/jour : capacité initiale annoncée.
- 100 000 m³/jour : capacité maximale envisagée après extension.
- 3 gouvernorats : Sousse, Monastir et Mahdia.
- 230 MDT : montant d’un autre projet de traitement et de raccordement, distinct de la station.
- 2050 : horizon annoncé de couverture des besoins en eau.
En bref
- La station de dessalement de Sidi Abdelhamid a été officiellement inaugurée le 16 octobre 2026 à Sousse.
- Son coût annoncé atteint 130 millions de dinars.
- Sa capacité initiale est de 50 000 m³ d’eau par jour, extensible à 100 000 m³.
- Elle doit renforcer l’approvisionnement en eau de Sousse, Monastir et Mahdia.
- Un autre projet de traitement et de raccordement, estimé à 230 MDT, poursuit un objectif complémentaire.
- Les autorités évoquent une couverture des besoins jusqu’en 2050.
- Les coûts d’exploitation, la consommation énergétique et l’impact réel sur les déficits hydriques restent à documenter.


