Avec une température moyenne de 30,4 °C, l’été 2026 a été le plus chaud enregistré en Tunisie depuis 1950. Ce record, confirmé par l’Institut national de la météorologie, pose une question économique : les infrastructures, les entreprises et les services essentiels sont-ils suffisamment adaptés aux épisodes de chaleur extrême ?

La Tunisie vient de traverser un été hors norme. Selon le bilan de l’Institut national de la météorologie (INM), la température moyenne saisonnière a dépassé de 2,9 °C la normale climatique de référence 1991-2020.

La moyenne des températures maximales a atteint 37,2 °C, contre 34 °C habituellement. Ces résultats confirment le caractère exceptionnel de la saison, marquée par des vagues de chaleur intenses et prolongées en juillet et août.

Météo تونس

Des températures proches de 50 °C

Les relevés illustrent l’ampleur des épisodes : 49,7 °C à Kairouan le 17 juillet, 48,7 °C à Jendouba le 16 juillet et 49,2 °C à Béja le 26 août.

Tozeur a enregistré 48,4 °C le 27 août, tandis que Gabès atteignait 48 °C le 26 août.

L’INM souligne également la persistance de températures nocturnes exceptionnellement élevées, réduisant les possibilités de refroidissement après les journées caniculaires.

Un enjeu économique au-delà de la météorologie

Ces records invitent à examiner la capacité d’adaptation de plusieurs secteurs stratégiques.

Pour l’agriculture, la question concerne notamment l’irrigation, les besoins en eau et la résistance des cultures aux fortes températures.

Dans l’énergie, elle porte sur les capacités de production, la distribution électrique et les besoins de refroidissement des bâtiments.

Les entreprises doivent également considérer les conditions de travail, particulièrement pour les activités exercées en extérieur ou dans des locaux exposés.

Quant aux infrastructures, leur résistance aux épisodes thermiques prolongés devient un sujet de planification et d’investissement.

Ces enjeux constituent des pistes d’analyse économique, non des dommages quantifiés par le bulletin météorologique.

Adapter les investissements aux risques climatiques

La question dépasse désormais la seule gestion ponctuelle des canicules : comment intégrer les températures extrêmes dans la conception des bâtiments, les réseaux et les équipements collectifs ?

Le bilan de l’été 2026 ne permet pas de mesurer le coût économique de ces épisodes. Il fournit néanmoins une base climatique documentée pour interroger les priorités d’adaptation.

Pour la Tunisie, le défi consiste à traduire ces observations météorologiques en décisions d’investissement fondées sur une évaluation précise des vulnérabilités.

Chiffres clés

  • 30,4 °C Température moyenne de l’été 2026
  • +2,9 °C Écart à la normale 1991–2020
  • 37,2 °C Moyenne des maximales saisonnières
  • 49,7 °C Record à Kairouan, le 17 juillet

Records locaux vérifiés

Station Température Date
Kairouan 49,7 °C 17 juillet
Jendouba 48,7 °C 16 juillet
Béja 49,2 °C 26 août
Tozeur 48,4 °C 27 août
Gabès 48 °C 26 août

Source : INM, bulletin saisonnier, page 8.-