Les municipalités de Sfax et de Djerba ont reçu cinq voitures électriques les 8 et 9 octobre 2026. Une première étape opérationnelle qui pose la question de la rentabilité de ces véhicules pour les collectivités tunisiennes.
La mobilité électrique entre dans une phase concrète dans plusieurs municipalités tunisiennes. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) a annoncé, le 9 octobre, la livraison de cinq voitures électriques destinées aux collectivités pilotes de Sfax et de Djerba, dans le cadre du programme de développement de la mobilité électrique en Tunisie.
Deux véhicules ont été attribués à la municipalité de Sfax. Les municipalités de Djerba Ajim, Houmt Souk et Midoun ont reçu chacune une voiture.
Un programme appelé à s’élargir
Ces premières livraisons constituent une étape initiale. Le dispositif prévoit également la fourniture de 75 motos électriques à Sfax et de six véhicules utilitaires électriques aux trois municipalités de Djerba, à raison de deux par collectivité.
Bizerte figure parmi les prochaines bénéficiaires du programme, avec des acquisitions de voitures et de motos électriques annoncées.
Des bornes de recharge rapide, alimentées par des installations photovoltaïques, doivent également équiper les municipalités pilotes. Leur déploiement constitue un élément essentiel pour assurer l’utilisation régulière des véhicules.
Quel impact sur les dépenses municipales ?
Au-delà de l’objectif environnemental, l’expérimentation soulève une question économique : le passage à l’électrique permettra-t-il aux municipalités de réduire leurs dépenses de carburant et d’entretien ?
Pour y répondre, il faudra comparer le coût total de possession des véhicules électriques et thermiques. Cette comparaison doit intégrer le prix d’acquisition, les dépenses énergétiques, l’entretien, les infrastructures de recharge et le kilométrage annuel.
À ce stade, les données financières nécessaires à cette évaluation ne sont pas disponibles dans les informations publiées.
Des résultats économiques encore à mesurer
Conçu par l’ANME avec le ministère de l’Environnement, le programme est mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), grâce à un financement du Fonds pour l’environnement mondial.
L’enjeu sera désormais de mesurer les coûts réels d’utilisation et les éventuelles économies réalisées. Ces résultats permettront d’apprécier l’intérêt économique d’un déploiement plus large dans les collectivités tunisiennes.


